La Faculté de droit et de science politique de l’Université d’Abomey-Calavi a lancé mercredi 3 décembre 2025, une série de mini-colloques consacrés aux enjeux et perspectives de la science politique au Bénin. Pendant trois jours, il sera question pour les enseignants, responsables académiques et étudiants d’échanger sur la professionnalisation de la filière, ses débouchés, ainsi que sur les grandes questions politiques africaines.
Les départements de droit public, de droit privé et de science politique de l’Université d’Abomey-Calavi ont officiellement ouvert, depuis hier mercredi 3 décembre, trois jours de mini-colloques dédiés à la réflexion sur la formation en science politique et ses perspectives. Représentant les chefs de départements de droit public et privé, le professeur Gérard Aïvo a salué la dynamique engagée par la filière, désormais pleinement assumée dans son rôle d’espace d’émulation intellectuelle et d’analyse du politique. Au nom du département de science politique, le professeur Fidèle Ayena a rappelé l’ambition de ces rencontres : interroger les fondements épistémologiques de la discipline, sa contextualisation africaine et les opportunités professionnelles qu’elle offre. Il a exprimé sa gratitude au décanat pour son soutien déterminant à l’organisation de l’évènement, avant d’inviter les participants à trois journées d’échanges « fructueux et inspirants ». Le doyen de la Fadesp, le professeur Léon Jossè, a pour sa part, insisté sur la nécessité de mieux valoriser la filière. Interrogeant les étudiants sur le sens de leur choix, il a souligné l’importance d’une formation connectée aux réalités professionnelles. Relations internationales, sociologie politique, diplomatie : autant de domaines où les politistes peuvent s’affirmer, selon lui, à condition que l’enseignement dépasse la théorie pour intégrer des approches pratiques. Ouvrant officiellement les travaux, le représentant du recteur, Romain Hounzandji, a rappelé le rôle central de l’université dans la formation des citoyens et des cadres du pays. Il a souligné les difficultés d’insertion professionnelle des diplômés en science politique, appelant à une refonte des cursus pour renforcer leur employabilité. Les thématiques du colloque : « Réforme de la Cedeao », « Avenir des conférences nationales » et « Evolution des systèmes politiques africains », témoignent, selon lui, de la responsabilité des universitaires dans les débats contemporains. Il s’est dit convaincu que les recommandations attendues à l’issue des trois jours devraient contribuer à tracer de nouvelles pistes pour une formation plus adaptée, une meilleure intégration professionnelle et une participation accrue de la science politique au développement national et régional.
Gabin Goubiyi

















