L’Amicale des femmes de la Caisse nationale de la sécurité sociale a organisé le mercredi 06 mars 2024, une campagne de don de sang au profit de l’hôpital de la mère et de l’enfant (Chu-Mel). Portée autour du thème : « Solidarité à la survie », cette séance s’inscrit dans le cadre de la célébration de la Journée internationale des droits de la femme.
Les membres de l’Amicale des femmes de la Caisse nationale de la sécurité sociale et les agents de la Cnss ont fait le geste utile. Ils organisé une campagne de don de sang en faveur de l’hôpital de la mère et de l’enfant (Chu-Mel) pour sauver des vies. Organisée le mercredi 06 mars 2024, l’initiative s’inscrit dans le cadre de la célébration de la Journée internationale des droits de la femme. Relevant la baisse des dons de sang qui aggrave les menaces qui pèsent sur la santé maternelle en Afrique, Dr Raïssatou Ami-Touré, présidente de l’Amicale des femmes de la Caisse nationale de sécurité sociale souligne que 196 000 femmes qui décèdent chaque année en Afrique subsaharienne de complications liées à la grossesse, un tiers meurt d’une hémorragie. C’est pourquoi elle estime que les femmes enceintes ont besoin de transfusions sanguines pour traiter l’anémie ou les hémorragies dues à des pathologies de certaines grossesses. La plupart de ces complications de santé explique-t-elle, nécessite une disponibilité rapide de sang pour sauver la vie de la mère et de l’enfant. « Si le besoin en sang est universel, l’accès à ceux qui en ont besoin ne l’est pas. Les pénuries de sang sont particulièrement graves dans les pays en développement », a insisté Dr Raïssatou Ami-Touré. Sur les 118,5 millions de dons de sang collectés chaque année dans le monde, renseignet-elle, 40 % le sont dans des pays à revenu élevé où vit 16 % de la population mondiale. Dans les pays à faible revenu, jusqu’à 54 % des transfusions sanguines sont administrées à des enfants de moins de 5 ans. « Nous pouvons dire aujourd’hui que c’est plus une crise permanente. L’absence de sang dans les urgences sanitaires cause de nombreuses mortalités sous nos yeux et sous notre silence », a déploré la présidente de l’Af-Cnss Pour elle, c’est plus qu’une importance cette action à accomplir aujourd’hui. Le don de sang, est comme une arme sophistiquée qui donne la vie. Elle exhorte ses collègues à sortir de cette complicité à observer la mortalité de loin. « Soyons heureux de l’accomplir. Nous ne pouvons pas manquer à cette solidarité à la survie », a exhorté Dr Raïssatou Ami-Touré. Représentant le directeur général du Chu-Mel, Luc Alao a remercié les femmes de la Cnss qui ont vu selon lui, l’importance du don de sang. « Cela témoigne que le besoin en produits sanguins labiles est important pour sauver la vie, notamment celle des femmes qui sont dans des situations des urgences hémorragiques. Et la Journée internationale des droits de la femme est une bonne occasion pour les femmes de montrer davantage leur solidarité envers les sœurs. Le Chu-Mel apprécie à sa juste valeur cette initiative et souhaite que ces gestes soient multipliés tout au long de l’année afin de permettre à la banque de sang de disposer suffisamment de poches de sang pour servir la population », a fait observer Luc Alao. Dans son intervention, Apollinaire Cadete Tchintchin, directeur général de la Cnss remercie l’Af-Cnss pour cette initiative. Il trouve que cette activité est d’une portée qui va au-delà de Cotonou. « C’est un acte à l’honneur du genre et de la Cnss », a-t-il conclu.
Odi I. Aïtchédji




















