Longtemps connu pour ses cultures traditionnelles comme le maïs blanc, le manioc et le palmier à huile etc.., le département du Mono s’ouvre aujourd’hui à une nouvelle spéculation agricole : le maïs violet, une variété reconnue pour sa richesse nutritionnelle et sa forte valeur marchande.
Depuis quelques années, quelques groupements de producteurs du Mono, notamment dans la commune d’Athiémé expérimentent la culture du maïs violet. Attirés par les perspectives économiques qu’offre cette variété, elle mise sur sa capacité à s’adapter aux sols ferrugineux du département et à un climat de plus en plus marqué par l’irrégularité pluviométrique.
« Le maïs violet pousse bien ici. Les plantes résistent bien à la chaleur, et les rendements sont prometteurs », témoigne la productrice pilote de la commune d’Athiémé, Montcho Toboko, engagée dans le projet depuis quelques années elle a bénéficié de l’appui de certains partenaires.
Riche en anthocyanines des pigments naturels aux propriétés antioxydantes, le maïs violet attire l’attention des nutritionnistes et des consommateurs du Mono. Dans certaines localités, des ménages commencent à l’intégrer dans des préparations locales : bouillies, akassa et même farine pour beignets. Cette variété est plus nutritive et pourrait aider à diversifier l’alimentation des enfants.
Alors que la demande en produits dérivés du maïs violet (farine, poudre nutritive, colorants naturels) est en croissance, le Mono espère tirer profit de cette tendance. Des commerçants locaux ont déjà commencé à se renseigner sur les possibilités de transformation artisanale et de commercialisation dans les grandes villes comme Cotonou et Porto-Novo. Nous demandons l’accompagnement pour l’écoulement de ce produit purement naturel bio et beaucoup plus conseillé pour les personnes âgées et les enfants.
J-E C (Br Mono-Couffo)

















