À la suite du grave accident survenu dans la nuit du samedi 16 au dimanche 17 août 2025 sur l’axe Savè-Glazoué, un bus transportant 54 personnes a plongé dans le fleuve Ouémé. Si 9 rescapés ont été enregistrés et un décès confirmé, 44 passagers sont portés disparus. Malgré les conditions extrêmement difficiles et des chances de survie jugées très faibles, le directeur général de l’Agence béninoise de protection civile (Abpc), Abdel Aziz Bio Djibril, assure que les recherches se poursuivent sans relâche.
Le bus, qui se rendait à Malanville, est totalement immergé à environ 15 mètres de profondeur. Depuis plusieurs heures, les équipes de secours – composées de la Marine nationale, de la Police républicaine, de l’Abpc et autres– tentent en vain de localiser et d’extraire le véhicule. Mais les conditions sont extrêmement difficiles : eaux troubles, forte pression du courant, visibilité nulle et mobilité du bus dans l’eau empêchent les plongeurs de fixer les équipements nécessaires à la remontée du véhicule. « Les chances de survie sont quasi-nulles… mais on continue d’espérer », affirme le Dg. Interrogé par Bip Radio, Abdel Aziz Bio Djibril, directeur général de l’Abpc, s’est montré lucide mais déterminé : « Oui, les chances de survie sont quasiment nulles parce que le bus a été entièrement immergé autour de 1h30, à presque quinze mètres de profondeur. Mais on n’est pas découragé, parce qu’on ne sait jamais, il y a parfois des miracles. Donc, on continue d’espérer ». Malgré la tombée de la nuit et l’impossibilité de poursuivre les opérations dans l’obscurité, les équipes ont prévu de reprendre les recherches dès 6h30 ce lundi 18 août 2025. « Nous allons réessayer, et nous avons envisagé d’autres possibilités si cette méthode échoue, pour pouvoir sortir les corps… ou peut-être des survivants », a-t-il ajouté. Ce message d’espoir, malgré la gravité de la situation, traduit la volonté des autorités de ne pas abandonner tant qu’aucune certitude n’est établie.
L’accident a provoqué l’émoi dans les deux pays concernés. Le bus était en route pour Malanville avec des passagers nigériens, mais probablement aussi des Béninois. L’ambassadeur du Niger au Bénin s’est rendu sur les lieux pour suivre l’évolution de la situation. Certaines familles des victimes sont déjà arrivées surplace, mais pour l’instant, les secours restent focalisés sur les opérations sous l’eau. « Une fois que les corps seront retrouvés ou d’éventuels survivants localisés, nous pourrons organiser la reconnaissance des corps et accompagner les familles », a précisé le Dg de l’Abpc. L’objectif immédiat reste donc de retrouver les corps, pour permettre aux familles concernées de faire leur deuil dans la dignité. Mais l’éventualité de trouver des survivants, aussi mince soit-elle, continue de motiver les équipes mobilisées.
L. A.
















