(Deux commissariats pour cinq arrondissements)
La mairie et la police se donnent la main pour combattre le grand banditisme à Akpro-Missérété où il n’y a que deux commissariats pour cinq arrondissements. L’objectif est d’assurer la circulation des personnes et des biens dans cette commune qui connait une démographie exponentielle.
Vol de motos, d’animaux domestiques cambriolages, panique générale. Ces problèmes sont légion à Akpro-Missérété. Selon certaines personnes interrogées, les délinquants sont présents dans les coins et recoins de l’arrondissement de Gomè-Sota où ils créent des ennuis aux paisibles populations. Pour la plupart, elles sont victimes des dérives des hors-la-loi même en pleine journée. « A partir de 20 heures déjà, on entend des cris de détresse de certains dont les motos ont été arrachées de force par les bandits lourdement armés. Si vous sortez sans prendre des mesures nécessaires à partir de 20 heures, vous vous exposés au grand banditisme. C’est ce que nous vivons à Gomè-Sota….. », dénonce un acteur politique dudit arrondissement. Les problèmes se posent dans les arrondissements de Akpro-Missérété centre, Vakon, Zoungbomè et Katagon.
Approchées, les autorités communales et policières soutiennent avoir pris des mesures pour combattre le grand banditisme à Akpro-Missérété. A cet effet, des patrouilles y sont faites pour mettre en déroute les hors-la-loi. « Le commissariat de Katagon surveille régulièrement aussi sur les arrondissements Gomè-Sota et de Zoungbomè. Des patrouilles se multiplient de jour comme de nuit. Nous sommes également aidés par les éléments du corridor. Maintenant, si des populations ne prennent pas elles-mêmes des dispositions personnelles pour sécuriser leurs biens, ne doivent pas accuser la police. Par exemple, celui qui laisse sa moto au portail au lieu de la faire rentrer, ne peut pas accuser la police. Les propriétaires des moutons qui circulent dans les rues, se plaignent aussi de vol, alors que la loi interdit la divagation des animaux. Nous devons avoir des comportements favorables à la sécurité de nos biens. Il n’y a plus de braquage à Akpro-Missérété….. », a déclaré un haut responsable de la Police.
Assurances de la mairie
L’insuffisance d’unités de police a-t-elle assez d’impacts sur la sécurité d’Akpro-Missérété ? Officiellement, la population de la commune est estimée à plus de 152000 habitants. Cette localité périurbaine connaît une urbanisation rapide de sa proximité avec la ville de Porto-Novo, capitale du Bénin. Ce qui fait qu’elle est devenue une cité dortoire. « Beaucoup de personnes viennent habiter Missérété. Avec 10000, il est possible de trouver au moins une chambre entrée-coucher avec électricité chez nous. Ce qui fait qu’on ne maîtrise plus ceux qui vivent avec nous…. », se désole un Chef de village de l’arrondissement de Zoungbomè. A défaut du maire d’Akpro-Missérété, Joseph Hounkanrin empêché, son directeur de cabinet, Achille Kouminassi, a rassuré les uns et les autres des mesures prises par l’administration pour contrer le mal. « La sécurité est capitale dans une communauté. Lorsqu’elle n’est pas en sécurité, rien de bon ne se fait. Nous pouvons vous dire que nous avons un conseiller à la sécurité qui est le commissaire de Police d’Akpro-Missérété avec qui nous sommes en étroite collaboration. Nous travaillons en sorte que les populations jouissent de la pleine sécurité. Ce n’est pas gagné d’avance, mais la mairie s’organise à tous les niveaux. Il y a une commission qui s’occupe de la sécurité et se réunit régulièrement. Elle fait son travail et cela se reverse dans tout ce que nous faisons pour quand même garantir la sécurité à nos populations. Désormais, nous croyons à tout ce que nous faisons. A l’allure où la commune se remplit, nous nous organisons à donner la pleine sécurité à nos administrés…. », a-t-il fait comprendre.
L’insuffisance d’unités de police et l’urbanisation à une vitesse exponentielle se révèlent comme des problèmes d’insécurité d’Akpro-Missérété. Des populations attendent des mesures plus fortes pour assurer leur quiétude.
J. Y. M.
(Br Ouémé-Plateau)

















