Les acteurs de la médecine traditionnelle tiennent dans le cadre de la conférence internationale sur le lassa une réunion de haut niveau sur le nouveau cadre réglementaire harmonisé de la médecine traditionnelle africaine. Cette importante assise ambitionne de dessiner les contours d’une médecine traditionnelle africaine innovante, structurée et au service de la coordination régionale. Le Directeur général de l’Organisation ouest africaine de la santé, Dr Melchior Aïssi, a procédé au lancement officiel des travaux mercredi 10 septembre 2025 à Abidjan.
Le document de base qui fonde le cadre réglementaire de la médecine traditionnelle africaine date de 2013. Son actualisation s’impose dans un contexte de challenge multiforme pour cette discipline encore incomprise. En atelier pendant deux jours, ces acteurs avertis s’attèleront à faire un état des lieux sans concession du cadre réglementaire de la médecine traditionnelle au niveau des Etas membres. Ce préalable important permettra d’avoir un document consolidé et ambitieux qui tienne compte des évolutions contemporaines de la médecine traditionnelle. De l’avis des experts, la médecine traditionnelle africaine est face à des contraintes évidentes. Elles ont pour nom, la faible capacité des recherches cliniques, l’insuffisance de la réglementation, le défi de la propriété intellectuelle, la faible collaboration entre les spécialistes de la médecine moderne et traditionnelle, l’absence de documentation sur la médecine traditionnelle etc. Face à ces défis plurielles cette assise intervient comme une enceinte de réflexion constructive et prospective. Très optimiste quant à la capacité de la médecine traditionnelle africaine à trouver les réponses adéquates aux défis de santé de notre époque, le Directeur général de l’Ooas Melchior Aïssi a apporté aux experts, un message plein d’espérance. « Nous avons beaucoup de choses à proposer au monde avec notre médecine. L’Ooas est prête à révéler davantage l’Afrique dans ce domaine. Nous sommes prêts à vous accompagner pour que lorsqu’on parlera demain de la médecine traditionnelle africaine, ce soit avec une grande fierté », a-t-il laissé entendre.


















