Mes très chers frères, mes très chères sœurs, arrêtez-vous un instant. Ouvrez vos oreilles et méditez cette vérité immuable : « Le fleuve a beau être profond, il n’oublie jamais sa source. » En ce jeudi 29 octobre de l’an de grâce 2026, la Saint-Christian nous impose une halte. Qui dit Christian, sous nos cieux, pense immédiatement à l’homme qui a longtemps tenu les cordons de la bourse de notre développement : Christian Adovelande, l’ancien grand timonier de la BOAD.
En ce jour spécial pour moi, ma famille et vos proches, je lève la voix : Bon anniversaire à vous ! Que l’Éternel couronne cette année de sa bonté selon le Psaume 91:16 : « Je le rassasierai de longs jours, et je lui ferai voir mon salut. »
Je prie pour que votre vie ne soit pas vécue inutilement. Monsieur le Président, cherchez à immortaliser votre temps. Ne restez pas silencieux, car le silence face à l’histoire est un luxe que les grands esprits ne peuvent s’offrir. Les êtres humains connaissent trois saisons : le matin, l’après-midi et la nuit. Puisse votre nuit être meilleure que votre matinée.
Regardons-nous en face. Pour les uns, il fut le grand frère ; pour les autres, le papa ou le bienfaiteur national. « La main qui donne est toujours au-dessus de celle qui reçoit », et Proverbes 19:6 rappelle que « chacun est l’ami de celui qui fait des présents. » Mais pour quelqu’un de votre rang, comprenez cette vérité : ce n’est pas souvent par nos propres enfants biologiques que nous sommes réellement parents. Ceux que vous avez soutenus et qui pensent à vous aujourd’hui, comme moi, font pleinement partie de votre véritable descendance.
Le temps passe vite. « Il y a un temps pour tout sous les cieux », enseigne l’Ecclésiaste 3:1. Il y a un temps pour signer les chèques, et un temps pour regarder les autres les signer. Il y a un temps pour être le centre du monde, et un temps pour devenir un souvenir dans la mémoire d’un prophète. Comme le disait Jean d’Ormesson : « Il y a quelque chose de plus fort que la mort, c’est la présence des absents dans la mémoire des vivants. » Au fond, la grâce est trompeuse et la vanité éphémère.
Regardez la comédie humaine ! Dès qu’un homme quitte le trône doré des institutions, le téléphone se tait. « Tant que la marmite bouille, les mouches dansent autour ; dès qu’elle refroidit, chacun cherche son chemin. » Les fidèles d’hier adorent déjà d’autres divinités. Le Psaume 146:3 résonne alors : « Ne vous confiez pas aux grands, aux fils de l’homme, qui ne peuvent sauver. » Les hommes sont toujours prompts à saluer le soleil levant et à oublier l’ombre du grand arbre qui les a protégés hier.
Pourtant, rendons justice à César. Cet homme a servi son pays à sa manière. Rappelons-nous la phrase d’Amadou Hampâté Bâ : « En Afrique, un vieillard qui meurt est une bibliothèque qui brûle. » Espérons que celle de notre banquier conserve ses précieux secrets ! En ce jour, célébrons la mémoire des portefeuilles bien gérés, en rappelant aux puissants d’aujourd’hui cette maxime du Christ dans Luc 12:48 : « À qui l’on a beaucoup donné, il sera beaucoup demandé. » Le pouvoir est comme un œuf : serré trop fort, il se casse ; mal tenu, il tombe et se brise.
Que l’heureux de ce jour, Papa Christian Adovelande, n’oublie pas aussi la commémoration du 4e anniversaire de mon ordination prévue pour le 6 au 8 novembre au Nigeria, dont le thème parle de souvenirs de nos défunts dans nos prières.
À bon entendeur, salut. Et heureuse fête patronale, bon anniversaire Monsieur l’ancien Président !


















