Le porte-parole du gouvernement a calmé les ardeurs par rapport au débat de mise à la retraite d’officiers et de sous-officiers des Forces de défense et de sécurité. Pour Wilfried Léandre Houngbédji, il ne s’agit pas d’un règlement de compte. Mais de l’application d’une mesure qui existait. Il a éclairé les lanternes à l’occasion d’un point de presse du Conseil des ministres tenu le mercredi 24 janvier 2024, à Cotonou.
Plusieurs agents de la Police républicaine ainsi que des fonctionnaires de la Douane, de l’Armée et des Eaux, forêts et chasse sont mis à la retraite d’office. La mesure assortie du décret 2024-008 du 09 janvier 2024 portant modalité d’octroi d’allocation de mise à la retraite d’office aux fonctionnaires des Forces de sécurité et de défense et assimilés, a été rendue publique le mardi 23 janvier 2023. A en croire le porte-parole du gouvernement, cette mesure est loin d’être une punition. Lors du point de presse du Conseil des ministres du mercredi 24 janvier 2024, Wilfried Léandre Houngbédji explique qu’il s’agit d’une mesure statutaire. « Ce n’est pas une sanction », insiste-t-il. La preuve selon lui, est que ceux qui ont des procédures disciplinaires en cours ne sont pas concernés par la mesure. En rassurant ceux qui pensent que la mesure a été prise à dessein, le secrétaire général adjoint du gouvernement rappelle que l’acte n’est pas nouveau. « Seulement qu’il faut remonter à plusieurs années en arrière pour trouver des exemples similaires. Mais dans d’autres pays qui ne sont pas loin du Bénin, la mise à la retraite d’office est courante dans certaines conditions », illustre Wilfried Léandre Houngbédji. L’autre preuve, au dire du porte-parole du gouvernement, c’est que le cadre juridique pour octroyer des allocations aux concernés existe. Il a par ailleurs fait la différence entre la retraite d’office et la retraite anticipée. « La retraite anticipée, lorsqu’elle intervient, est une initiative personnelle de l’employé qui veut quitter ses fonctions avant le terme normal de sa carrière », a-t-il détaillé.
Odi I. Aïtchédji



















