Le ministère du Cadre de vie, avec l’appui de la Banque africaine de développement a officialisé, mercredi 04 février 2026 à Cotonou, le document du Plan d’action national pour l’économie circulaire. Après plusieurs mois de travaux, cet instrument de promotion d’une économie résiliente et du bien-être des populations a été mis à la disposition des acteurs et du public en présence du ministre, José Tonato.
L’économie circulaire est un nouveau modèle de développement capable de répondre aux défis de la pollution, de la gestion des déchets, de la raréfaction des ressources naturelles, tout en favorisant la création d’emplois verts et l’inclusion économique. Ce plan d’action vise à rompre avec le modèle « produire–consommer–jeter », valoriser les déchets et optimiser l’usage des ressources et accompagner la transition écologique dans des secteurs clés tels que l’agriculture, la foresterie, les plastiques, les déchets, la construction, le transport et la mobilité. Son objectif principal est de favoriser une transition vers une économie plus résiliente, de créer de nouvelles opportunités économiques, de renforcer la gestion des déchets, l’agriculture durable, une utilisation plus optimale des ressources, ainsi qu’une production et consommation responsables. Aligné sur l’agenda 2030, l’accord de Paris, les Odd, ce plan traduit la volonté du Bénin de concilier croissance économique, protection de l’environnement et bien-être des populations. Il vise à dissocier la croissance économique de la consommation de ressources non renouvelables et de la production de déchets, en repensant les modes de production et de consommation et crée ainsi de nouvelles opportunités économiques qui participent à la réduction considérable des émissions de carbone. Dans le cadre de son Pag 2021-2026, le Bénin a lancé des initiatives pour promouvoir la gestion durable des déchets, la transition énergétique et la consommation responsable, des actions en lien direct avec les principes de l’économie circulaire. Cependant, le pays fait face à des défis environnementaux majeurs. Il devient donc crucial d’adopter un modèle économique circulaire pour garantir un avenir plus durable et pérenne pour les générations futures. Dans son intervention, le représentant de la Banque africaine de développement au Bénin a souligné qu’en termes de développement l’institution a des investissements de 1,6 milliard de dollars alloués à la réalisation des infrastructures plus résilientes. « Nous avons une stratégie à dix ans dans laquelle il y a un élément de croissance verte et inclusive. L’économie circulaire s’appuie dans cette nouvelle vision qui sera déclinée dans chacun des pays où la Bad est active », a-t-il confié. Selon le ministre, José Tonato, adopter l’économie circulaire, c’est adopter le modèle linéaire de produire, consommer, jeter pour promouvoir une gestion efficiente des ressources, une réduction des pertes, une valorisation des déchets et une relocalisation des filières productives. « Le plan d’action circulaire est non seulement indispensable pour une gestion économiquement, écologiquement responsable, mais aussi essentielle pour une transition économique, sociale et culturelle vers un modèle durable tel qu’envisagé par le programme d’action du gouvernement », a laissé entendre l’autorité. A l’en croire, il oriente la politique industrielle en passant d’un modèle linéaire à un modèle où les ressources sont réintroduites dans le cycle économique participant à une croissance durable et surtout décarbonée. « Au regard des initiatives déjà engagées et de l’ambition gouvernementale sur les questions environnementales, ce plan doit permettre au Bénin de devenir d’ici 2035 le leader de l’économie circulaire en Afrique francophone, c’est une ambition. », a conclu José Tonato. Le document du plan est subdivisé en 80 pages avec diverses rubriques.
Mohamed Yasser Amoussa


















