La vice-présidente de la République, Mariam Chabi Talata, a ouvert les travaux des 21èmes assises de l’Association africaine des juridictions francophones (Aa.hjf). Les crises sécuritaires, mettant en péril l’État de droit, sont au coeur des échanges. C’était hier lundi 16 février 2026 à Sofitel à Cotonou en présence des chefs d’institution de la République, des juristes et du représentant de l’Organisation internationale de la francophonie (Oif).
« La protection juridictionnelle des droits fondamentaux en contexte de crises sécuritaires ». C’est le thème principal des 21èmes assises de l’Association africaine des juridictions francophones (Aa.hjf) couplées avec le colloque international de l’organisation qui ont été lancées hier à Cotonou. La plupart des interventions ont montré que l’État de droit est menacé par des crises sécuritaires. Selon les uns et les autres, il faudra une synergie d’actions pour les contrer afin de préserver le bien-être des populations. « L’Aa.hjf dont le rêve est d’unir l’Afrique par le droit et la justice, organise chaque année un dialogue judiciaire entre les magistrats de ses juridictions ici au Bénin. Outre ce dialogue des juges, elle tient un colloque international sur des sujets de préoccupations majeures touchant au rôle des hautes juridictions dans la consolidation et l’enracinement de la démocratie et de l’État de droit en Afrique….. », a déclaré Victor Adossou, président de la Cour suprême du Bénin et en même temps celui du Conseil d’administration de l’Aa-Hjf. Selon ses propos, l’espace francophone africain fait face, depuis plus d’une décennie, à une multitude de crises sécuritaires : terrorisme, transnationaux, conflits armés, localisés, violences électorales, cyber-menaces, putschs militaires. « Ces phénomènes conjugués aux défis émergents liés à la désinformation numérique et aux mutations climatiques fragilisent, dans leur gestion, les institutions républicaines judiciaires et ébranlent les fondements même de l’État de droit…. », a-t-il précisé. Le président Victor Adossou a été soutenu dans ses propos par le représentant de l’Organisation internationale de la francophonie, Passasim Atadé Nanguit
Dans son allocution d’ouverture, la vice-présidente de la République, Mariam Chabi Talata, a souligné que la préservation de l’État de droit reste et demeure un défi. « L’organisation de ces assises a été momentanément différée à la suite des malheureux événements survenus, le 07 décembre 2025, marqués par une mutinerie et une tentative de déstabilisation de l’ordre constitutionnel dans notre pays. Cet accident de notre parcours démocratique, unanimement condamné, a rappelé avec force que la paix, la stabilité et l’ordre constitutionnel demeurent des statuts dont il faut toujours prendre soin…. », a-t-elle montré avant de déclarer ouverts les travaux des 21èmes assises de l’Association africaine des juridictions francophones qui prendront fin, mercredi prochain.
Jules Yaovi Maoussi
(Br Ouémé-Plateau)




















