(3,5 millions de FCfa pour participer, 2300 candidats attendus)
Le ministre des Affaires étrangères, président du Comité d’orientation et de supervision du Hadj, Olushegun Adjadi Bakari, a procédé, mardi 12 décembre 2023, au lancement officiel du Hadj 2024. La cérémonie a connu la présence de plusieurs dignitaires de la communauté musulmane du Bénin, du ministre de l’Intérieur et de la sécurité publique, Alassane Seidou et de celui de la Santé, Benjamin Hounkpatin.
Depuis quelques années, le gouvernement s’investit activement dans l’organisation du Hadj. Quoique des avancées notables ont été enregistrées depuis lors, certains défis restent cependant à relever pour parfaire l’organisation de ce pèlerinage annuel à la Mecque. C’est du moins ce qui ressort du point fait par la directrice générale de l’Agence pour la gestion de la logistique des officiels (Aglo). De l’exposé de Ghislaine Mensah, l’édition 2023 du Hadj n’a pas comblé les attentes. Elle va confier, un brin déçu, que malgré l’anticipation qui a caractérisé l’organisation en 2023, les fruits n’ont pas tenu la promesse des fleurs. Des facteurs tels que le non-aboutissement des négociations avec les prestataires de service saoudiens, la hausse des prix des services en Arabie Saoudite, les quotas non atteints par les sociétés agréées, la défaillance de la mission d’encadrement de la plupart des sociétés autorités ont contribué à émousser les efforts consentis en vue d’une organisation réussie du Hadj. Occasion pour la directrice générale de l’Agence pour la gestion de la logistique des officiels d’inviter les différentes parties prenantes à jouer pleinement leur partition pour éviter ces couacs à l’avenir. « Chaque partie prenante doit prendre conscience de la responsabilité qui est la sienne afin que les objectifs soient atteints », a-t-elle martelé.
2300 pèlerins attendus
Dans son mot discours de lancement, le ministre des Affaires étrangères, président du Comité d’orientation et de supervision du Hadj, Olushegun Adjadi Bakari, a indiqué qu’il est impérieux de corriger les insuffisances observées dans l’organisation du Hadj 2023. Cela y va de l’image du Bénin. C’est à l’en croire, ce qui justifie les changements apportés cette année, à l’organisation du Hadj. Le premier a rapport au quota du Bénin. Il est de 2300 pour l’édition 2024. Un nombre qui est extensible selon le ministre si ce quota est vite atteint. « Notre ambition est de faire en sorte que très tôt, en amont, nous puissions atteindre ce quota », a laissé entendre le patron de la diplomatie béninoise pour qui le Hadj, au-delà d’être une expérience religieuse, doit être une expérience heureuse pour le pèlerin. Par ailleurs, Olushegun Adjadi Bakari a révélé que la date limite d’inscription sur la plateforme saoudienne est fixée au 25 février 2024, après concertation. Selon l’autorité ministérielle, cette décision s’inscrit dans un souci d’avoir, in fine, un meilleur résultat de l’organisation du Hadj. Pour ce qui est du prix, le président du Comité d’orientation et de supervision du Hadj a indiqué qu’il est maintenu au tarif de l’édition 2023, soit 3.500.000 de Francs Cfa. Cela vise à permettre à un nombre important de compatriotes musulmans, de réaliser le rêve d’une participation au Hadj. Signalons que pour l’édition 2024 du Hadj, 49 sociétés détiennent l’agrément pour fournir les prestations d’assistance aux pèlerins. La mission itinérante de délivrance de passeports aux candidats se déroulera du 14 décembre 2023 au 13 janvier 2024. La délivrance des visas par l’Arabie Saoudite démarre le 1er mars 2024.
Gabin Goubiyi


















