La question de la sécurité ne doit plus être exclusivement l’affaire des hommes en uniforme. Les populations y ont également une grande partition à jouer. C’est la quintessence du message porté aux élus locaux du 5ème arrondissement de Cotonou dans le cadre de la campagne de sensibilisation du Projet d’appui à l’opérationnalisation de la Police républicaine (Paop) financé par Enabel. C’était hier, mercredi 7 décembre 2022, au siège dudit l’arrondissement.
Face aux nouveaux enjeux qu’elle affronte en matière de sécurité des populations, la Police républicaine a décidé de changer de fusil d’épaule. Désormais, la question de la sécurité sera gérée en synergie avec les populations à la base. Il s’agit là du concept de la police communautaire qui se veut une approche liant les forces de sécurité et les membres des différentes communautés qui œuvrent de concert afin d’augmenter la sécurité locale et d’améliorer la qualité de vie. Le concept est porté par le Projet d’appui à l’opérationnalisation de la Police républicaine (Paop) financé par l’Agence belge de développement (Enabel). Il se veut une nouvelle approche dans les relations entre la Police et les populations et consiste à inclure les attentes et les besoins du citoyen dans les missions de la police. Face aux élus locaux du 5ème arrondissement de Cotonou, les commissaires principaux Delphin Koumbo et Denis Sabo, ont exposé le nouveau concept qui n’est pas une nouvelle police mais plutôt une stratégie opérationnelle de la Police républicaine. Les communicateurs ont notamment mis en exergue les cinq (05) principes clés de l’acronyme « Prior » à savoir partenariat, résolution des problèmes, implication responsable, orientation externe et redevabilité. Ils ont également mis un point d’honneur sur le rôle de chaque acteur impliqué dans le processus. Ils n’ont pas manqué de susciter l’élan des participants à accompagner la mise en œuvre effective du concept dans le 5ème arrondissement. Cette séance de sensibilisation qui a été interactive, a été très appréciée par les participants qui ont affiché leur détermination à œuvrer davantage à la coproduction de la sécurité.
Constant Adomou, élu local et imprimeur à Gbéto : « Seule, la Police ne peut pas faire le travail »
« Tout ce qui a été exposé cet après-midi m’a beaucoup édifié et me donne une meilleure compréhension de la mission qui est la mienne en tant qu’élu local. Nous sommes appelés à soutenir nos administrés mais aussi aider la Police républicaine dans sa mission pour le bien de chacun de nous. Seule, la Police ne peut pas faire le travail. »
Jacques Loko, élu local à Gbédokpo : « C’est une très bonne approche »
« C’est une très bonne approche. Le 5ème arrondissement est en proie à une insécurité grandissante. Tel que le projet est conçu, je pense que cela va beaucoup nous aider. L’approche de police communautaire n’est pas nouvelle puisqu’elle existait au temps de la Révolution. Je suis heureux que le gouvernement ait décidé de renouer avec. Cela va inéluctablement contribuer à un meilleur encadrement de l’insécurité. »
Nestor Hodonou, enseignant à la retraite : « C’est bien de penser à associer les populations »
« J’ai beaucoup apprécié la séance. Je pense que si les objectifs visés par cette nouvelle approche peuvent être atteints, ce serait une très bonne chose. Relativement à l’implication des populations, c’est bien de penser à les associer. Si effectivement la Police et la population travaillent en synergie, cela fera reculer le banditisme. Vivement que les moyens soient mis à disposition. La présence de Enabel dans le projet est un gage d’assurance. »

















