Partagés entre anxiété et espoir, les potentiels candidats attendent impatiemment la publication des listes de candidatures afin de voir si leurs noms s’y trouvent. L’exercice est particulièrement pénible voire angoissant au niveau de l’Union progressiste le Renouveau et du Bloc républicain, qui ont enregistré le plus d’intentions de candidatures.
Les candidats à la candidature des partis politiques dans la perspective des élections législatives du 8 janvier 2023 sont en proie à une véritable épreuve de nerfs depuis quelques jours et pour cause. Leurs dossiers de candidatures font actuellement objet d’étude au niveau des différents états-majors ou comités mis en place au niveau des formations politiques. Si le processus semble aisé pour certains partis politiques, ce n’est visiblement pas le cas au niveau des deux grands partis de la mouvance présidentielle, l’Union progressiste Le renouveau et le Bloc républicain ou une flopée de candidatures a été enregistrée. Du coup, la sélection des candidats et l’établissement subséquent de la liste de candidatures est comme une équation à mille inconnus pour les deux partis issus de la fusion de plusieurs entités. Au niveau des candidats, on est partagé entre crainte et espoir. Aucune assurance n’est de mise pour l’heure même si certains sont gonflés d’optimisme en raison de leur influence au niveau du parti. Mais ce seul atout pourrait ne pas suffire pour trancher. Plusieurs paramètres vont en effet jouer dans le choix des ambassadeurs des partis en fonction des enjeux de cette élection majeure. Selon les informations reçues de sources proches de ces deux partis, le casting est très serré au niveau de certaines circonscriptions électorales. Les membres des comités mis en place et chargés de démêler l’écheveau ne parviennent pas à accorder leurs violons autour des choix. Même si le potentiel candidat réussit à passer l’étape de sélection, il serait aventureux pour lui de se frotter les mains ou de crier victoire. En effet, au-delà de l’aspect technique qui aurait éventuellement milité en faveur de son choix, l’élection à venir recèle également un aspect politique. Du coup, le processus de sélection risque de ne pas se limiter à ce niveau. Le bureau politique ou présidium des partis pourrait agir sur les leviers et modifier des choses. Les consignes pourraient également venir du chef d’orchestre, leader charismatique de ces deux partis politiques. Des consignes qui ne manqueront bien évidemment pas de peser de tout leur poids dans la livraison de la mouture finale de la liste de candidature. Pendant ce temps et en attendant la délivrance, les candidats sont partagés entre consultations et cérémonie occultes, prières et oraisons. Ils devront encore prendre leur mal en patience jusqu’au 28 octobre 2022, date du démarrage du dépôt des dossiers de candidatures. Une chose est sûre et certaine, l’atterrissage ne sera pas aisé et il y a aura inéluctablement des grincements de dents.
Gabin Goubiyi



















