Invité de l’émission spéciale consacrée à la présidentielle du dimanche 12 avril 2026, centrée sur les « enjeux et la qualité du processus électoral », sur la télévision nationale, Joseph Anani, député à l’Assemblée nationale et Président de la commission du plan, de l’équipement et de la production, s’est exprimé sur la gouvernance et la participation citoyenne, au nom du camp Wadagni–Talata. Interrogé par le journaliste Sounouvou, qui évoquait un activisme citoyen croissant durant la période préélectorale et la campagne, l’élu a été amené à réagir aux critiques sur les performances du système de gouvernance, notamment en matière sociale et économique.
En réponse, le député Joseph Anani a tenu à rappeler que le Bénin demeure solidement ancré dans un modèle démocratique. « La gouvernance politique que notre pays a optée, c’est bien la démocratie, et cela n’a jamais été remis en cause », a-t-il affirmé. Il a insisté sur les réformes engagées ces dernières années, qu’il considère comme indispensables pour améliorer l’efficacité de l’action publique et stimuler le développement. « Il faut une démocratie qui nourrit le Béninois », a-t-il soutenu. Reconnaissant que ces réformes peuvent susciter des difficultés, il estime néanmoins qu’elles produisent des résultats perceptibles, notamment à travers la mobilisation observée lors du scrutin. Selon lui, la « ferveur populaire » a été manifeste dans les différentes localités parcourues par les candidats, traduisant une adhésion aux offres politiques proposées. Réagissant aux interrogations sur une éventuelle désaffection électorale, le député Anani a rejeté cette lecture. S’appuyant sur ses observations de terrain et les remontées d’informations issues des réseaux sociaux, il a évoqué des taux de participation « élogieux ». Il a, par ailleurs, reconnu une mutation des pratiques électorales : « Avant, on savait comment convaincre l’électeur par des moyens matériels. Aujourd’hui, il faut faire en sorte que l’argent ne dicte plus la loi », a-t-il expliqué, y voyant une avancée vers un jeu démocratique plus sain. Dans cette dynamique, il estime que les électeurs sont désormais davantage sensibles aux projets de société et aux visions portées par les candidats, plutôt qu’aux incitations matérielles. Une évolution qui, selon lui, renforce la crédibilité du processus électoral. Il est à rappeler que le député Joseph Anani n’était pas le seul invité sur le plateau. L’émission a également accueilli Fred Houénou ainsi que le Père Arnaud Eric Aguénounon, Directeur de l’Institut des artisans de justice et de paix (Iajp).
Léonce Adjévi




















