(Une preuve éloquente de maturité politique)
C’est désormais officiel. Les deux principales forces politiques de la majorité présidentielle, l’Union progressiste le Renouveau (Up-R) et le Bloc républicain (Br), ont porté leur choix sur Romuald Wadagni, actuel ministre d’État, ministre de l’Économie et des Finances en charge de la coopération, comme candidat de la mouvance à l’élection présidentielle de 2026. L’annonce faite le dimanche 31 août 2025 par les hautes instances des deux partis à travers des communiqués officiels distincts, est perçue comme une preuve de maturité politique des présidents de ces deux grands partis politiques : Joseph Djogbenou et Abdoulaye Bio Tchané.
En portant leur choix sur Romuald Wadagni comme candidat de la mouvance présidentielle à l’élection présidentielle de 2026, les deux grandes formations de la mouvance présidentielle l’Union progressiste le Renouveau (Up-R) et le Bloc républicain (Br) viennent de donner une leçon magistrale de discipline politique, de maturité et de loyauté républicaine. Dans un paysage politique africain souvent marqué par les querelles d’ego, les ambitions individuelles non maîtrisées, et les luttes intestines en période préélectorale, le geste posé par les présidents Joseph Djogbénou de l’Up-R et Abdoulaye Bio Tchané du Br mérite d’être salué avec force. Ils auraient pu, légitimement, faire valoir leurs propres ambitions présidentielles. Mais ils ont choisi la cohérence. Ils ont préféré la continuité et l’intérêt supérieur de la nation, incarné par une figure de compétence, de jeunesse et de rigueur : Romuald Wadagni.
Une réforme partisane qui porte ses fruits
Ce choix n’est pas le fruit du hasard. Il s’inscrit dans une dynamique réfléchie, structurée, où les partis politiques deviennent enfin les lieux de décisions collectives, au service d’un projet de société. La réforme du système partisan, initiée sous le leadership du président Patrice Talon, trouve ici une traduction concrète : l’alignement stratégique de deux machines politiques puissantes autour d’un homme, non parce qu’il le réclame, mais parce qu’il incarne le profil de la continuité et de la modernité. En félicitant les deux partis pour leur décision, le président Talon confirme aussi qu’il ne briguera pas un troisième mandat. Une posture rare et exemplaire en Afrique, qui place une nouvelle fois le Bénin au rang des nations où la parole présidentielle garde encore toute sa valeur. Mais au-delà de la personne de Romuald Wadagni, ce qu’il faut célébrer aujourd’hui, c’est la démonstration collective de maturité politique. Le Bénin donne une leçon au monde : oui, une démocratie peut s’organiser autour de la discipline, du dialogue, et du respect des institutions. Oui, les partis peuvent transcender les ambitions individuelles pour faire triompher une vision nationale. À neuf mois du scrutin présidentiel, la majorité présidentielle affiche déjà son unité, sa cohérence et sa capacité à bâtir dans la durée. Le peuple béninois, témoin de cette maturité politique, devra s’en souvenir.
Léonce Adjévi





















