Le Professeur Patrick Houessou a procédé au lancement de deux ouvrages, avec le soutien du Laboratoire d’expertise et de recherche en éducation, formation et orientation. Les deux œuvres portent respectivement le titre « Modernité de l’éducation traditionnelle africaine » et « Gestion de l’éducation en contexte de crise en Afrique ». C’était le vendredi 29 mai 2026, à l’Université d’Abomey-Calavi.
« Modernité de l’éducation traditionnelle africaine » et « Gestion de l’éducation en contexte de crise en Afrique » sont les nouveaux ouvrages qu’accueille la bibliothèque nationale. Les œuvres portent la signature du Professeur Patrick Houessou. Le premier ouvrage est inspiré des fondements de la thèse de doctorat de Chabi Joseph Rodrigue Akakpo. Il propose une relecture critique des héritages éducatifs africains. Le second ouvrage analyse les effets des crises sécuritaires, sanitaires, socio-économiques, politiques et environnementales sur les systèmes éducatifs africains. À travers une approche critique et systémique, il invite à repenser la gestion de l’éducation face aux défis contemporains du continent. Préfacés par le Professeur Gabriel Boko, les essais sont publiés aux Éditions Méryth-Ptah Pasashatou. L’un est dédié, à titre posthume, au doctorant Chabi Joseph Rodrigue Akakpo, alors que l’autre rend hommage au père de l’auteur, Michel Houessou. Dans sa présentation, Enock Guidjimè a abordé la cohérence intellectuelle qui relie les deux essais. Il affirme que les œuvres visent le même objectif à savoir : redonner à l’éducation africaine sa capacité à produire du sens, de la stabilité et de la souveraineté culturelle. Le présentateur souligne également que les essais ont été inspirés par le constat selon lequel « l’école africaine souffre d’un double déracinement. » Elle est marquée par les héritages coloniaux d’une part et d’autre part, elle peine à répondre efficacement aux réalités sociales contemporaines. Pour ce faire, poursuit Enock Guidjimè, l’auteur plaide pour un maillage de la tradition et la modernité, mémoire et innovation, enracinement culturel et ouverture au monde. Prenant la parole, le Professeur Patrick Houessou a fait savoir que les ouvrages sont inspirés d’expériences personnelles avant d’être approfondis dans une démarche scientifique. « Comment rester nous-mêmes tout en allant de l’avant ? », s’est-il interrogé. Il précise qu’il ne s’agit pas d’un plaidoyer nostalgique, mais d’un effort de conceptualisation visant à comprendre les mécanismes éducatifs qui façonnent les mentalités africaines.
Odi I. Aïtchédji
















