Un atelier régional consacré à la lutte contre les produits vétérinaires de qualité inférieure et falsifiés s’est ouvert le mardi 20 janvier 2026 à Cotonou. Organisée par l’Organisation mondiale de la santé animale (Omsa), la rencontre réunit des experts de plus de vingt pays francophones d’Afrique autour d’un objectif commun : renforcer la surveillance, la détection et la réponse face à ce fléau qui menace la santé animale et publique.
Cotonou accueille, du 20 au 23 janvier 2026, le tout premier atelier régional francophone dédié aux produits vétérinaires de qualité inférieure et falsifiés. La cérémonie d’ouverture a réuni autorités nationales, points focaux de l’Omsa et partenaires techniques, sous la présidence de la secrétaire générale du ministère de l’Agriculture, de l’élevage et de la pêche, Madeleine Lafia Mora. Dans son allocution, la représentante du gouvernement béninois a rappelé le poids stratégique de l’élevage, qui contribue à hauteur de 13 % au Pib agricole national, tout en soulignant les risques majeurs liés à l’usage de médicaments vétérinaires non conformes : pertes économiques, décimation du cheptel, résistances antimicrobiennes et menaces sur la santé humaine et environnementale. Pour l’Omsa, représentée notamment par Andrés Garcia Campos, chef de programme au siège de Paris, l’atelier vise plusieurs objectifs clés. Il s’agit à l’en croire de mieux faire prendre conscience de l’ampleur du phénomène, partager les expériences nationales, renforcer la coopération entre États et partenaires comme les douanes et les forces de sécurité, et surtout préparer la mise en œuvre du système TruVet, un outil de notification et de gestion des risques liés aux produits vétérinaires frauduleux. Durant quatre jours, les participants travailleront à l’harmonisation des approches de prévention, de détection précoce et de réaction, dans l’esprit de l’approche « Une seule santé », afin de bâtir des dispositifs durables de surveillance en Afrique francophone.
Des retombées concrètes pour le Bénin
En abritant cet atelier, le Bénin renforce son positionnement régional dans la lutte contre les médicaments vétérinaires illicites. Le pays, déjà engagé dans des campagnes d’assainissement du marché ayant permis la saisie de plusieurs tonnes de produits avariés ces dernières années, bénéficiera d’un renforcement des capacités techniques, d’un meilleur accès aux réseaux d’information régionaux et d’outils modernes de surveillance. À terme, ces avancées devraient contribuer à améliorer la sécurité sanitaire des produits d’origine animale, protéger les éleveurs et préserver la santé des populations.
Gabin Goubiyi


















