Ouvert le mardi 26 août 2025 à Cotonou en prélude aux élections générales de 2026 au Bénin, l’atelier de renforcement des capacités consacré à la protection des élections organisé par la Commission électorale nationale autonome (Céna) avec l’appui de l’Institut international pour la démocratie et l’assistance électorale (Idea) et la coopération canadienne, a pris fin jeudi 28 août 2025. La cérémonie de clôture a été présidée par Laurentine Adossou Davo, rapporteur du Conseil électoral à la Céna, en présence de Erik Asplund, conseiller principal d’International Idea, du directeur général des élections, Abou Boucary Soulé Adam, des membres de la Céna, des experts internationaux, des représentants de la société civile et d’autres parties prenantes du processus électoral.
Durant ces deux jours, les différentes parties prenantes au processus électoral, ont ensemble exploré des thématiques essentielles liées à la sécurisation du processus électoral. Les participants ont procédé à l’identification des facteurs de risque pour les prochaines échéances électorales, à l’évaluation du niveau de ces facteurs et à la proposition de mesures appropriées pour la technologie d’identification, de catégorisation et de prévention des risques électoraux à travers des exercices pratiques et des travaux de groupe. Ces travaux ont permis d’élaborer une première matrice des risques électoraux, un outil stratégique destiné à garantir des élections transparentes, équitables et inclusives en 2026. Les travaux ont porté sur l’identification des facteurs de risque potentiels pour les prochaines élections, leur catégorisation, et la proposition de mécanismes de prévention. Cette approche proactive, fondée sur des réalités locales et des bonnes pratiques internationales, a permis d’élaborer un référentiel structuré des risques, tels les crises juridiques, les violences électorales, ou encore les dysfonctionnements liés aux agents électoraux. Dans son discours de clôture, Laurentine Adossou Davo, rapporteur du Conseil électoral à la Céna, a salué « la qualité des échanges » et souligné que cette matrice constitue « un véritable gage d’une élection paisible, juste et transparente ». Elle a également encouragé tous les participants à « mettre en pratique les connaissances acquises pour contribuer activement à la consolidation de la démocratie béninoise ».
Erik Asplund, conseiller principal d’International Idea, a exprimé sa satisfaction quant aux résultats de cet atelier, qui servira également de phase pilote pour un futur outil global de formation sur la protection des élections. « Ce workshop a été un important pas dans notre engagement pour la sécurité de l’intégrité électorale », a-t-il déclaré, tout en remerciant la Céna et le gouvernement canadien pour leur rôle clé dans la réussite de cette initiative.
Une société civile outillée et engagée
Parmi les participants, Latifatou Waïdi, présidente de la Coalition des organisations de la société civile pour les élections et la paix (Coscep), s’est réjouie de la pertinence des formations : « Nous avons mieux compris les risques et les menaces possibles pendant les élections. Aujourd’hui, nous sommes bien outillés pour les anticiper et les prévenir ». Alors que le Bénin se prépare à ses élections générales de 2026, l’atelier de Cotonou marque une étape importante dans la mise en place d’un dispositif électoral robuste, résilient et participatif. La Céna réaffirme, à travers cette initiative, son engagement à garantir des élections crédibles, inclusives et apaisées.
Léonce Adjévi




















