« Nous avons décidé de demander aux gens d’aller se faire enrôler. Nous-mêmes au niveau de nos différentes cellules, nous allons exhorter les militants à le faire. Mais chez nous, on n’a pas encore installé nos démembrements dans tout le pays. Nous sommes au deuxième niveau alors qu’il nous faut aller à cinq niveaux. Entre autres impératifs pour nous, il faut installer nos bases. Ceux qui étaient à notre rentrée politique le weekend écoulé à Glazoué ont l’obligation de faire passer le message pour que les gens aillent se faire enrôler. Ce qui est sûr, c’est que nous voulons participer aux élections législatives. Mais ce qui est aujourd’hui problématique, c’est que la nouvelle forme avec laquelle les opérations se font, ne cadrent pas avec nos ambitions. Mais nous avons fait un choix depuis un temps, c’est de ne pas rester dans la position de ceux qui constatent. Nous savons tous comment cette loi a été votée. Le processus est biaisé et tenu par des soit disant technocrates, ce qui ne devrait pas être le cas. Nous n’allons pas continuer par faire ce débat aujourd’hui car, le faire, c’est tourné en rond. Nous allons faire ce qui est important pour nous parce que le processus tel qu’il est aujourd’hui, il faut reconnaitre qu’il est bancal. Nous faisons juste ce qu’il faut pour entrer dans le jeu et jouer le jeu le temps de trouver les moyens qu’il faut pour amener les gouvernants à corriger ce qu’il faut corriger. La Léi n’est pas en relation directe avec les stratégies de mobilisation et de structuration de notre parti. Tel que c’est dit, la Léi n’est pas un instrument contrôlé par les acteurs politiques. Nous n’avons pas de regard dans la confection de la liste. Cela veut dire que nos mobilisations et autres n’ont que des effets limités parce que l’instrument politique est contrôlé par d’autres personnes. Qu’on le veuille ou pas, l’Anip est un instrument administratif mais nous savons que c’est le pouvoir en place qui a recruté ceux qui sont là. Ils travaillent pour lui et sont sous sa couverture. Nous allons travailler au niveau de nos bases mais ne sommes pas le bras armé pour accompagner la réalisation de la Léi. Il ne faut pas qu’on se leurre, le processus est contrôlé par le régime en place ».


















