La Cour constitutionnelle du Bénin, a été saisie d’un recours de la part du parti Les démocrates. Le parti de l’opposition n’est pas en phase avec les chiffres publiés par la Haute juridiction, le 12 janvier 2023.
C’est désormais acté. Le parti Les démocrates a introduit comme annoncé, son recours à la Cour constitutionnelle. L’information a été confirmée hier par des sources proches du parti. Eric Houndété et les siens marquent par cet acte, leur contestation des résultats publiés par la Commission électorale nationale autonome (Céna) et confirmés par la Cour constitutionnelle. Dans un communiqué diffusé quelques heures après la proclamation des résultats par la Céna, le parti avait indiqué son intention de formuler un recours devant la Cour, estimant être la plus grande formation politique du pays d’après ses propres données. « Le parti Les démocrates ne laissera pas passer cette mascarade électorale « plaçant l’un des partis du président de la République en tête du scrutin du dimanche ». Cela n’encourage pas les électeurs qui ont largement exprimé une volonté manifeste de renouer avec les urnes après sept ans d’exclusion. Fidèle à la volonté et aux aspirations du peuple béninois souverain, il est donc indispensable pour cette force de l’opposition de tout faire pour rétablir la vérité des urnes. Et ce sera d’ailleurs le cas, rassure le président Éric Houndété, puisque le parti « Les démocrates » s’active déjà pour introduire des recours auprès de la Cour Constitutionnelle afin qu’il soit rétabli dans ses droits. », avait indiqué le parti dans le communiqué en date du 11 janvier 2023.
Vers une confrontation des chiffres
En introduisant son recours, le parti « Les démocrates » estime que le décompte fait par les institutions habilitées n’est pas conforme aux chiffres qu’il détient. Du coup, il demande à la Cour d’exiger de la Direction générale des élections (Dge), de lui communiquer les chiffres issus des compilations effectuées au niveau des 546 arrondissements du pays. Selon le parti, plusieurs irrégularités auraient émaillé le scrutin. Il parle notamment de « corruption massive des électeurs à travers la distribution de billets de banque dans les environs immédiats des centres de vote, le dépassement du nombre de votants par rapport au nombre d’inscrits dans des postes de vote, les flagrants délits de bourrage d’urnes par les deux partis au pouvoir, le déphasage entre les listes électorales affichées et les listes d’émargement, le trucage des chiffres, des codes de bulletins qui ne correspondent pas aux codes des carnets, le refus délibéré de délivrer des procès-verbaux de dépouillement et de compilation des suffrages à la plupart de nos mandataires, l’utilisation des cartes de membre de parti en lieu et place des pièces réglementaires admises » et bien d’autres. Des irrégularités dont certaines ont également été relevées par la Cour, qui estime cependant qu’elles ne sont pas de nature à mettre en cause, la crédibilité du scrutin.
Gabin Goubiyi



















