Un atelier national de consultations consacré à l’accélération de la réduction de la mortalité maternelle s’est ouvert le jeudi 29 janvier 2026 à Cotonou. Prévue pour deux jours, cette rencontre vise à adapter la feuille de route régionale aux réalités nationales, en vue de l’élaboration d’un programme multisectoriel pour la période 2026-2030 au Bénin.
Organisée dans le cadre de la mise en œuvre de la feuille de route régionale pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre, lancée le 12 mars 2025 en Guinée-Bissau par le fonds des nations Unies pour la population (Unfpa), la consultation nationale réunit les acteurs institutionnels, techniques et les partenaires du secteur social. Elle ambitionne d’identifier les insuffisances actuelles, de renforcer la coordination intersectorielle et de proposer des actions concrètes capables d’accélérer durablement la baisse de la mortalité maternelle au Bénin. Les travaux portent sur la présentation du cadre stratégique national existant, l’analyse de la cohérence entre les interventions en cours et les recommandations régionales, ainsi que l’identification des priorités opérationnelles. Ils devraient aboutir à l’élaboration du Programme national multisectoriel d’accélération de la réduction de la mortalité maternelle 2026-2030, appelé à devenir l’outil de référence pour la planification et le suivi des actions. À l’ouverture de l’atelier, le directeur général des Politiques de développement au ministère du Développement et de la Coordination gouvernementale, Cyriaque Edon, a rappelé que la lutte contre la mortalité maternelle constitue une priorité nationale. Elle s’inscrit dans la Vision « Bénin 2060 Alafia, un Monde de Splendeurs », le Plan national de développement 2026-2035 et la Politique nationale de santé 2018-2030. Il a insisté sur la nécessité de contextualiser la feuille de route régionale afin de garantir des résultats mesurables. Le représentant résident de l’Unfpa au Bénin, Dr Richmond Tiemoko, a salué les progrès réalisés, notamment la structuration du réseau des soins obstétricaux et néonatals d’urgence, la mise en place du système de surveillance des décès maternels et le renforcement des services de santé communautaire. Toutefois, il a reconnu que le rythme de réduction demeure en deçà des ambitions nationales. Selon lui, les principaux défis restent la faible implication multisectorielle et l’insuffisance de financements durables. Il a rappelé que la santé maternelle dépend également de facteurs sociaux tels que l’éducation, les transports, la protection sociale et l’égalité de genre. Représentant le ministre du Développement et de la Coordination de l’action gouvernementale, Alastaire Alinsato a réaffirmé l’engagement du gouvernement à faire de la santé maternelle un pilier du développement humain, appelant à des propositions concrètes, réalistes et centrées sur les besoins des femmes.



















