Depuis trois jours, l’Université d’Abomey-Calavi accueille un séminaire international consacré à la réduction des inégalités dans les milieux universitaires. Six pays membres du réseau de l’Académie de recherche et d’enseignement supérieur (Ares) le Bénin, le Congo-Brazzaville, la Rdc, le Burkina Faso, le Burundi et Madagascar y participent à travers leurs points focaux genre.
Pour Éric Remacle, spécialiste en suivi-évaluation, l’enjeu dépasse la simple formation :« C’est un cadre d’échange plus qu’une formation. L’objectif est de briser les barrières qui freinent les femmes dans leur carrière académique. »
Les discussions ont mis en évidence des obstacles persistants : pesanteurs sociales, difficultés d’accès aux postes de responsabilité, procédures institutionnelles parfois inadaptées. Les échanges ont également permis aux délégations de partager leurs stratégies et expériences en matière de promotion de l’égalité.
L’Observatoire Genre de l’Uac, dirigé par Alphonse Affo, joue un rôle clé dans cette dynamique. Son accompagnement a renforcé la cohésion du réseau en offrant un espace où les approches et expertises se complètent efficacement.
Monique Oussa Kouaro, point focal genre de l’Uac, insiste sur la nécessité d’un diagnostic approfondi :
« Il s’agit de diagnostiquer les facteurs qui inhibent la carrière scientifique des femmes et d’harmoniser nos pratiques. »
Même son de cloche chez Nathalie Gogalla, responsable de programme du projet Ares : « C’est un travail essentiel pour adapter les politiques universitaires et permettre aux femmes d’évoluer dans un environnement plus égalitaire. »
Les recommandations finales, attendues ce 27 novembre 2025, devraient proposer des pistes concrètes pour une gouvernance universitaire plus sensible au genre et mieux adaptée aux réalités des femmes dans le monde académique.




















