Un comité d’orientation pour le développement de l’élevage, a été créé à l’issue du Conseil des ministres du mercredi 6 avril 2022, et aura pour mission de coordonner la mise en œuvre des directives destinées à favoriser l’essor d’une cohabitation harmonieuse entre agriculteurs et éleveurs.
Dans son programme de société, le président Patrice Talon, alors candidat, a fixé comme objectif à l’horizon 2026, de limiter les importations des produits animaux. Cela passe entre autres par la sédentarisation des troupeaux de ruminants, à travers la transformation des systèmes d’élevage, la limitation de la mobilité du bétail, la sécurisation du foncier et le renforcement des campements et aménagements pastoraux. C’est pourquoi en dehors de la gestion des problèmes conjoncturels du sous-secteur de l’élevage, le gouvernement a entrepris de décliner sa vision afin de développer et de moderniser l’élevage. Ce qui s’est matérialisé notamment par la création le 16 juin 2021 du Haut-commissariat à la sédentarisation de l’élevage dont le principal objectif est de corriger certaines insuffisances du sous-secteur et d’accélérer la modernisation de l’élevage. Deux semaines plus tard, à l’issue du Conseil des ministres du 30 juin 2021, il y a eu la contractualisation avec un cabinet spécialisé pour la réalisation de la mission de maîtrise d’œuvre partielle dans le cadre de la mise en œuvre du projet de sédentarisation des troupeaux de ruminants (Proser) au Bénin. Du coup, les différentes initiatives entrant dans le sens de la promotion de l’élevage, méritent d’être renforcées en vue d’obtenir des résultats plus probants. Pour y arriver, cela passe par l’effectivité d’un cadre stratégique de réflexion pour prendre en charge, de façon holistique, la question du développement de l’élevage et de la promotion des éleveurs. D’où la création du Comité d’orientation dont la mission est de travailler en synergie avec les différents acteurs et œuvrer à la célérité dans la mise en œuvre efficace et efficiente des directives du gouvernement pour l’essor du sous-secteur. C’est donc un nouveau palier de franchi dans la mise en œuvre de la vision de la sédentarisation de l’élevage au Bénin. Il faut juste espérer qu’avec ce comité, les nombreux événements douloureux causés par la transhumance vont s’atténuer et qu’il y aurait une entente plus cordiale entre agriculteurs et éleveurs.
Jean-Paul Mahugnon




















