Conformément aux dispositions de l’article n°9 de la loi n°2009-22 du 03 janvier instituant le Médiateur de la République, et donnant un écho favorable au message du président Patrice Talon lors de la cérémonie de présentation de vœux de l’année 2022, le Médiateur de la République, Pascal Essou, a initié la semaine dernière à Grand-Popo, des séances d’échanges avec les responsables des partis politiques de la mouvance et de l’opposition, en vue d’une organisation pacifique des élections législatives de janvier 2023. Au cours de ce rendez-vous politique diversement apprécié au sein de l’opinion, des recommandations ont été formulées par les formations politiques Force cauri pour le développement du Bénin (Fcdb), Mouvement populaire de libération (Mpl), l’Union progressiste (Up), le Bloc républicain (Br), la Force cauris pour un Bénin émergent (Fcbe), « Les démocrates »… Même si le successeur de Joseph Gnonlonfoun a été clair quant à la suite à donner aux suggestions des partis, des interrogations subsistent tout de même. Celle qui taraude plus les esprits, est la passerelle vers un autre dialogue politique que pourrait constituer cette initiative du Médiateur Pascal Essou. En effet, au cas où le président de la République déciderait de donner une suite favorable à certaines des propositions faites par les partis politiques, par quel mécanisme cela va-t-il s’opérationnaliser sans que les différentes parties ne s’asseyent pour dialoguer comme ce fut le cas en octobre 2019 au Palais des congrès? Le tout dépendra de la décision du chef de l’Etat et du gouvernement. La rencontre peut ne pas prendre la dénomination de dialogue politique mais Patrice Talon devra, au regard des suggestions faites prendre langue avec la classe politique pour accorder les violons sur certaines préoccupations.
SA



















