La filière riz béninoise entre dans une nouvelle ère avec la restructuration officielle de l’Interprofession du riz au Bénin (Ifriz-B). L’Assemblée générale constitutive, tenue le 30 septembre 2025 au siège de la Chambre nationale d’agriculture (Cna-Bénin), a consacré l’installation de cette structure, qualifiée d’« historique » par les acteurs. Elle marque le début d’une nouvelle dynamique de professionnalisation et de développement durable de la riziculture.
Un bureau exécutif a été élu, sous la présidence de Pascal Gbénou, assisté d’Augustine Agbanrin (vice-présidente), de Firmin Anago (secrétaire général) et de Francine Yarigo (trésorière). Ce leadership collégial, appuyé par une équipe technique, aura pour mission de structurer la production, améliorer la qualité, renforcer la commercialisation et valoriser le riz béninois. Deuxième céréale la plus consommée au Bénin, le riz occupe une place stratégique dans la sécurité alimentaire et l’économie nationale. Sa production est passée de 204 310 tonnes en 2016 à plus de 525 000 tonnes en 2023, avec l’ambition d’atteindre un million de tonnes d’ici 2026. Mais la filière reste confrontée à un déficit de coordination, d’infrastructures et de cadre formel de concertation. Pour le coordonnateur du Pdi-Cva, Idrissou Bako, l’Ifriz-B est le fruit d’un « élan collectif » pour relever ces défis. Imali Hermann Djetta, président de la Cna-Bénin, parle d’« une nouvelle page » pour une filière longtemps fragilisée. Quant au représentant du ministre de l’Agriculture, Yao Maxime Gounse, il a appelé à l’unité et à l’engagement de tous pour faire du riz béninois un symbole de souveraineté alimentaire.


















