Au lendemain de l’adoption de la loi portant révision de la constitution, le député Orden Alladatin est monté au créneau. Invité de l’émission spéciale « Révision constitutionnelle du 15 novembre 2025 : quelles conséquences politiques ? » sur Bénin Tv, il a apporté des clarifications essentielles, écartant toute manœuvre visant à faire pérenniser Patrice Talon au pouvoir.
Le message principal de Orden Alladatin, député Upr et président de la Commission des lois, est limpide. Il souligne que la révision constitutionnelle n’ouvre aucune voie à un troisième mandat pour le président Patrice Talon.
Poursuivant, il a tenu à rassurer le peuple béninois en confirmant que la clause fondamentale de la Constitution, stipulant que « Nul de sa vie ne peut faire plus de deux mandats », a été non seulement maintenue, mais réaffirmée dans le nouveau texte. Il a ainsi balayé les soupçons selon lesquels la quantité d’articles modifiés visait à instaurer une « nouvelle République » pour remettre les compteurs à zéro.
Concernant les conditions du scrutin survenu dans la nuit du 14 au 15 novembre 2025, le député a confirmé l’adoption définitive du texte avec 90 voix pour et 19 contre. Il a rejeté les accusations de manipulation, expliquant que la confusion sur le décompte des bulletins de l’opposition (18 contre 19) n’était qu’une simple erreur de sommation du scrutateur et non un biais de vote. Il a également réfuté l’instrumentalisation des coupures d’électricité intermittentes, précisant que le groupe électrogène avait immédiatement pris le relais.
Stabilité et cohérence : La logique des mandats de 7 ans
L’allongement de tous les mandats électifs (Présidentiel, Parlementaire, Communales) à sept (7) ans est justifié par une double nécessité. D’abord, Orden Alladatin souligne l’efficacité de l’action publique. Il indique qu’à ce niveau, le Bénin a besoin de stabilité et de temps pour la réalisation des grands projets structurants. Selon lui, les cycles de financement et de mise en œuvre dépassent souvent les cinq (5) ans, ce qui rendait l’ancien mandat trop court. Aussi, a-t-il énoncé une Cohérence électorale justifiant que l’harmonisation à sept ans permet l’alignement de tous les scrutins en une seule grande élection générale, un des objectifs majeurs de cette réforme. Enfin, la création du Sénat est, selon lui, présentée comme un organe régulateur dont le rôle sera de mettre en place un pacte de responsabilité et d’assurer une trêve politique pour protéger l’action du gouvernement contre les contestations illégales, notamment en matière de souveraineté économique.


















