Depuis le dimanche 13 septembre 2026, sept (7) jeunes patineurs béninois séjournent en France dans le cadre de la deuxième vague du projet « Sport-Études » de la Fédération béninoise de roller sports. Avant leur départ, les dirigeants de la Fbrs et leurs proches les ont réunis au siège de l’instance pour leur fixer un cadre strict : l’excellence sur les pistes comme sur les bancs de l’école.
Pour ce nouveau contingent retenu parmi douze dossiers soumis, l’aventure européenne prend une tournure décisive. L’ambition de l’instance faîtière est d’offrir à ses talents des infrastructures de haut niveau tout en exigeant une rigueur scolaire exemplaire. « Aujourd’hui est un jour très important pour nous : nous célébrons nos athlètes qui s’envolent pour la France », a déclaré Marius Tchibozo, président de la Fbrs. Il s’est montré intransigeant sur les attentes fédérales. « Vous avez l’obligation d’obtenir de très bons résultats, aussi bien sur le plan sportif que sur le plan scolaire », a-t-il averti, rappelant qu’un manquement à ces objectifs entraînerait un retour immédiat au pays.
Un projet sport-études bien conçu
Pour garantir cet encadrement, des suivis réguliers sont programmés dans les centres d’accueil d’Espalion et de Dijon. Cette concrétisation s’appuie sur une synergie entre dirigeants, familles et partenaires internationaux, à l’image de Boris Darlet, président de Francophonie Skate, et de Ali Kanate, président de la Confédération internationale des unions sportives francophones. Présent à l’aéroport pour accueillir les délégués, ce dernier facilite leur installation opérationnelle dans l’Hexagone. Au cours des échanges modérés par le vice-président Frankin Ahounou, la responsabilisation de ces athlètes mineurs est restée au centre des discours. « Nous vous envoyons en mission. Vous avez des objectifs à atteindre : réussir à la fois en tant qu’athlète et en tant qu’élève », a insisté Demba Diallo, membre de la Fbrs. Un message appuyé par Cyprien Landanzoun, parent d’un bénéficiaire de la promotion précédente : « On reconnaît les Béninois à la qualité de leur travail. »
Des bénéficiaires ambitieux d’un avenir meilleur
Conscients de l’opportunité accordée, les athlètes assument cette pression positive. « Une fois arrivés en France, nous travaillerons dur, que ce soit à l’école ou sur les pistes. Nous resterons sereins et humbles. Nous ferons de notre mieux pour rivaliser avec les autres pays et faire honneur au Bénin », s’est engagé Amine Soulé, sociétaire du club Aigle Skater et porte-parole des bénéficiaires. Les responsables de clubs saluent également une dynamique structurante pour le roller local. « Je vous souhaite beaucoup de courage. En France, vous disposerez des infrastructures adéquates pour donner le meilleur de vous-mêmes. Vous n’avez pas le droit de revenir sans avoir progressé », a souligné Sylvestre Agossou, président de Aigle Skater d’Akpakpa.
Karol B. Sékou (Coll)




















