Depuis le lundi 1er décembre 2025, Cotonou accueille le premier Congrès international de la Société béninoise de santé au travail (Sobest). Des experts et acteurs majeurs du secteur, représentant 15 pays africains, se sont rassemblés pour quatre jours de travaux cruciaux.
L’objectif est de mutualiser les expériences et tracer une feuille de route rigoureuse pour une meilleure protection des travailleurs sur l’ensemble du continent. L’événement, qui prendra fin demain, jeudi 4 décembre 2025, est articulé autour du thème essentiel : « Prévention et gestion des risques professionnels en Afrique : Défis et perspectives ». Pour Antoine Vikkey Hinson, Directeur de la Sobest, ce congrès international marque un tournant. Il offre un espace de réflexion et de partage entre experts, décideurs, partenaires sociaux et institutions autour de problématiques majeures telles que l’évolution des environnements de travail et l’intégration des politiques de santé au travail dans les stratégies nationales de santé publique. Son homologue Jean Sylvain Bonny, Directeur de la Société panafricaine de santé au travail (Sopast), a insisté sur la portée de cette rencontre. « Ce congrès représente plus qu’une rencontre scientifique. Il constitue un espace stratégique de dialogue entre chercheurs, praticiens et décideurs publics, un levier de coopération panafricaine indispensable pour mutualiser nos expériences et construire des solutions adaptées à nos réalités », a-t-il déclaré. En choisissant ce thème, la Sobest offre une tribune essentielle pour aborder avec rigueur et lucidité les défis quotidiens des travailleurs africains. Les autorités béninoises et les partenaires co-organisateurs ont souligné la pertinence du moment choisi. Victorin V. Honvoh, du ministère du Travail et de la fonction publique, a indiqué que l’événement est « opportun » pour la construction collective de solutions innovantes visant à améliorer les conditions de travail, que ce soit dans les secteurs public, privé, formel ou informel. Ami Touré, représentant la Caisse nationale de sécurité sociale (Cnss), a appelé, de son côté, à un renforcement ciblé des capacités des acteurs du secteur. Lancés officiellement par Pétas Enagnon Akogbéto, représentant le ministère de la Santé, les travaux font suite au pré-congrès qui avait déjà posé les bases scientifiques la semaine dernière, en se penchant sur l’évaluation des risques professionnels et environnementaux en Afrique subsaharienne. Le succès de cette première édition positionne clairement le Bénin comme un hub d’excellence dans la promotion de la santé et de la sécurité des travailleurs en Afrique.
Karol B. Sékou (Coll)

















