Le supposé deal entre le parti « Les démocrates » et le pouvoir en place pour les Législatives de 2023 au Bénin est un canular. Le président du parti, Eric Houndété, mis en index l’a infirmé à l’occasion d’une session de coordination tenue le 30 novembre 2022. Il a mis à nu les instigateurs de ces rumeurs. Une position qui a certifié que le gouvernement n’en est pour rien.
Le supposé deal entre le parti « Les démocrates » et le pouvoir en place pour les Législatives de 2023 au Bénin est un canular. Les élections législatives de 2023 sont celles de tous les enjeux. Elles sont pour la première fois celles au cours desquelles les partis de l’opposition qu’ils soient radicaux ou loyaux vont démontrer leurs capacités à obtenir des suffrages sous l’ère du Bénin révélé. C’est aussi un test grandeur nature pour les deux partis siamois qui en 2019 et 2020, faute de l’improvisation des opposants, se sont retrouvés dans un match amicale et inhabituel en politique au Bénin depuis le renouveau démocratique. Au regard des évènements ayant conduit au repêchage in extremis et au remembrement suspicieux du parti « Les démocrates », des voix se sont élevées pour proclamer et décréter un deal. Dans les analyses de ceux qui ont observé la chronologie des actes de la réconciliation subite et extraordinaire des anciens chefs d’Etat en vie avec l’intrépide actuel locataire de La Marina, il aurait eu des actes simulés et des actes réels dont seules les parties prenantes ont compétence à éclairer la lanterne des uns et des autres. Mais il n’en est pas question. Les textes ont été simplement respectés. A suivre la réponse donnée par le porte-parole du gouvernement aux médias en ligne au cours de son traditionnel tour des médias le vendredi 2 décembre 2022, le gouvernement de Patrice Talon n’a rien à cirer d’un deal. Il suffit de respecter les lois que le pays s’est donné et le boulevard de participation à la gouvernance est grandement ouvert. « Personne n’a empêché personne d’aller aux élections. La loi prévoit les conditions à remplir pour prendre part aux élections. Tous les partis qui remplissent ces conditions prennent part aux élections. Ce n’est pas une affaire de chance, ni d’autorisation », a laissé entendre Wilfried Léandre Houngbédji avant de laisser subrepticement dans les esprits que la fixation faite sur un parti qui se croit unique opposant le surprend. Cependant, comme il est de coutume de dire en Afrique que la contenance d’un vase se mesure à la surface de la rivière, les Législatives de 2023 fixeront chacun. «Quand vous parlez d’un principal parti d’opposition, je suis surpris. Il n’y a que les élections qui déterminent le poids politique d’un parti politique sur l’échiquier; et les prochaines élections diront qui est le chef de file de l’opposition», a-t-il exprimé.
Les partisans de la théorie du deal
Ce qui est heureux et lave de tout soupçon, le gouvernement du Nouveau départ, c’est que le président du parti « Les démocrates », Eric Houndété, connait les instigateurs et partisans de la théorie du deal avec le pouvoir pour les Législatives de 2023 au Bénin. En effet, il est un secret de polichinelle que de potentiels candidats ont été mis out de la liste des candidats et que dans la foulée une sommation interpellative a été adressée au parti « Les démocrates » par deux potentiels candidats. Malgré cette démarche génératrice de frustrations et de déceptions naturelles à son premier degré, il a été demandé à tous les membres de faire bloc, autour de la liste pour assurer le triomphe. Malgré cela, « il se trouve une certaine opinion qui refuse de prendre de la graine et s’est lancée dans une vaine cabale contre le parti et sa liste, visiblement dans un dessein de sabotage dont le but est d’entamer le moral de la troupe et d’y semer des suspicions et des doutes », a déploré Eric Houndété. Une telle déclaration montre sauf gymnastique langagière, que ce sont les mêmes qui se tirent les balles dans les pieds. Plus intéressant, il a affirmé: « Qu’on ait trouvé des mains extérieures qui aient pu bidonner une liste à nous soumise, cela sonne creux et s’apparente à un déni à notre inintelligence et à notre autorité qui pourtant seules ont tout pouvoir de configurer notre liste de candidature en tenant compte de l’enjeu, des contraintes internes et de la réalité de chaque terrain. »
La formation politique « Les démocrates » dit ne pas être surprise par la manœuvre. « Tout cela est connu. Il est de la nature de certains de projeter sur les autres le mal profond qui n’existe qu’en eux. Heureusement, leur mal est certes pathologique mais pas contagieux. Au parti « Les démocrates », nous n’avons jamais louvoyé et nous demeurons ce que nous sommes en toute transparence », a-t-il martelé. Selon lui, l’impératif du parti est de prendre part à ces Législatives quelles que soient les vicissitudes. Le parti « Les démocrates » se dit être « légitimement dépositaire quasi exclusif de l’espoir du peuple ». « Il faudrait donc être à ce crucial rendez-vous quoi qu’il en coûte pour permettre aux électeurs de décider, dans la paix et le secret des urnes du sort de notre démocratie. Pour nous au parti « Les démocrates », c’est là le principal enjeu et tout le reste quoique humainement sensible certes, reste second, secondaire et quelque peu superfétatoire », a expliqué Eric Houndété.
De tout ceci, il est bon de retenir que ceux qui accusent à tort ou à raison le gouvernement de son manque de transparence pourront se faire une idée de sa bonne foi. D’ailleurs, Wilfried Léandre Houngbédji, Secrétaire général adjoint a indiqué qu’ « il n’y a pas plus de garantie que ce qui a toujours été fait dans notre pays. Soyez rassurés, les élections auront lieu. Le dépouillement est public. Les partis ont le droit d’être représentés dans les bureaux de vote. Aucun doute sur la régularité du scrutin. Dites à nos compatriotes de sortir voter et on appréciera les résultats ». Voilà qui est bien dit. Regard fixé sur le soir du 8 janvier 2023.
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