Le centre communautaire Eya d’Akpakpa a accueilli, le dimanche 21 décembre 2025, la clôture de la troisième édition du tournoi « Last Last 2k25 ». Organisée par l’association « The Future », cette compétition a réuni huit équipes venues de toute la sous-région dans une ambiance électrique. Entre ferveur populaire et démonstrations techniques, l’événement confirme la place grandissante du Bénin sur la carte du basket africain.
Pendant trois jours, des athlètes du Togo, du Nigeria, du Ghana et du Bénin se sont affrontées sur le parquet de Cotonou. Plus qu’une simple compétition, ce tournoi qui a eu lieu du 19 au 21 décembre 2025 a été un véritable carrefour d’échanges et de fraternité. Pour de nombreuses joueuses, à l’image des Amazones locales ou de leurs consœurs régionales, ce rendez-vous représentait un défi technique de haut niveau. Jeanne M. Agblamè, joueuse de la Team Milédou du Togo, n’a pas caché son enthousiasme malgré la quatrième place de son équipe. « C’est une première pour moi. J’ai vu des trucs impressionnants. L’ambiance avec les Dj était bien… On va beaucoup s’entraîner sur les bases de dribbles, de tirs et la rapidité pour revenir encore plus fortes et viser le podium », a-t-elle averti, démontrant l’ambition de voir son équipe sur le podium lors de la prochaine édition, celle de 2025 étant remporté par les Warriors du Nigeria, vainqueurs de la finale (52-23) face au Bénin. Chez les Hommes, la compétition a été reportée par le Bénin, dominateur du Nigéria (55-47) en finale.
Le soutien prestigieux de la Fondation Quai 54
L’un des faits marquants de cette édition est la présence exceptionnelle de Hammadoun Sidibé, co-fondateur du célèbre Quai 54, le plus grand tournoi de Streetball au monde. Sa venue témoigne de l’attractivité croissante de Cotonou et de l’engagement de sa fondation à soutenir le basket-ball sur le continent. Séduit par le dynamisme béninois, Hammadoun Sidibé a souligné l’importance de ce type d’initiatives. « Le Bénin est un pays en plein essor. En Afrique, c’est important pour des gens comme nous de revenir aux sources pour donner de la force. Ce tournoi développe nos filles et on va essayer de le rendre de plus en plus officiel au fil des années. Petit à petit l’oiseau fait son nid », a-t-il déclaré. En clôturant cette troisième édition en beauté, l’association « The Future » réussit son pari de professionnaliser le basket de rue tout en offrant une plateforme d’expression majeure aux jeunes talents féminins comme masculins. Avec un parrainage international de ce calibre, le tournoi « Last Last » s’impose désormais comme un rendez-vous incontournable du calendrier sportif à Cotonou.
K. B. S. (Coll)




















