Plusieurs manifestants arrêtés et condamnés pour s’être impliqués dans les violences élections de 2021 sont libres de leur mouvement depuis le vendredi 07 juin 2024. Ils sont au moins six(06) dont Thibaut Ogou et ses trois (03) prévenus, Nomba Inoussa alias Aladji Kaolo, Fandy C. Géraldo et Yorou Idrissou Abdou-Karim à avoir fini de purger leur peine.
Le vendredi 7 juin 2024, l’activiste Thibaut Ogou et ses trois (03) prévenus ont recouvré leur liberté. Ils sont au moins six(06) à avoir fini de purger leur peine de 38 mois de prison ferme prononcée à leur encontre par le juge de la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme. Selon l’accusation, il aurait été identifié dans les manifestations qui ont suivi l’assassinat d’un policier dans sa cabine au poste de l’Etoile rouge. Pour sa défense, le prévenu a déclaré n’avoir participé à aucune manifestation violente. Par ailleurs, il a reconnu avoir participé à un rassemblement pour observer une minute de silence à la mémoire de son « frère d’arme » décédé. Thibaut Ogou s’était mis en colère après l’annonce de son verdict le vendredi 10 mai 2024. En dehors des six (06) personnes condamnées par la Cour, 25 autres ont été reconnues coupables des mêmes faits. Au terme de ce procès quatre (04) prévenus ont écopé de 10 ans de prison ferme et 5 millions de FCfa d’amende. 12 personnes arrêtées à Abomey-Calavi ont été également condamnées à 8 ans de prison ferme et 5 millions de FCfa d’amende chacun. Un autre a écopé de 7 ans et 25 millions de FCfa d’amende. La Cour spéciale a condamné 8 autres prévenus à 40 mois de prison ferme. Elle a relaxé onze (11) personnes au bénéfice du doute. Arrêtées et jugées pour les manifestations violentes de la présidentielle de 2021, 13 autres personnes vont aussi recouvrer leur liberté très bientôt. Ils étaient 24 personnes à avoir été jugées lors de l’audience correctionnelle spéciale du vendredi 31 mai 2024 à la Criet. Dans sa décision, le juge a reconnu 13 coupables des faits « d’atteinte aux libertés individuelles et à l’exercice du droit électoral » en violation à l’article 261 du code pénal. Il a prononcé une peine de 38 mois ferme et un million de FCfa d’amende à leur encontre. Les 11 autres personnes de ce lot ont bénéficié de la relaxe au bénéfice du doute.
Patrice Zoundé (Coll)

















