Les artisans outillés dans le cadre de la phase pilote du volet formation du programme Assurance pour le renforcement du capital humain (Arch) mis en œuvre par le gouvernement sont entrés en possession de leurs attestations de fin d’apprentissage. La cérémonie s’est tenue, mardi 24 mars 2026 à Abomey-Calavi en présence du ministre des Affaires sociales et d’autres personnalités politico-administratives.
Ils sont au total 2533 artisanes et artisans ayant bénéficié de renforcement de capacités avec 20% de théorie et 80% de pratique grâce au volet formation du programme Assurance pour le renforcement du capital humain (Arch) initié par le gouvernement à travers le ministère des Affaires sociales à recevoir leur attestation de fin de formation pour le compte de l’année 2025. Ils sont formés dans les métiers de la transformation agroalimentaire, de la transformation des produits laitiers, de la boulangerie, de la pâtisserie, du paysage et de la jardinerie, des énergies solaires photovoltaïques, de la plomberie, du froid et climatisation, de la mécanique auto et des métiers de la mécanisation agricole. Lancée en décembre 2020 par une phase pilote couvrant huit communes, cette initiative a progressivement été étendue à d’autres localités et à de nouveaux métiers, traduisant ainsi la pertinence et l’impact de cette réforme. Entre 2021 et 2025, plus de 8500 artisans ont bénéficié de renforcement de capacités dans une vingtaine de métiers, grâce à un dispositif structuré mobilisant centres de formation qualifiés. Dans son intervention, la ministre des Affaires sociales, Véronique Tognifodé a indiqué que 2026 marque la phase de généralisation des formations avec pour objectif de former plus d’artisans dans plus de métiers. Ainsi, il est prévu le perfectionnement technique de 7050 artisans et artisanes dans 20 métiers sur toute l’étendue du territoire nationale notamment dans 26 formations standardisées et 20 centres mobilisés. Ce dispositif sera renforcé progressivement pour que le plus grand nombre possible de bénéficiaires soit impacté.
Une formation de qualité
A en croire l’autorité ministérielle, au-delà des chiffres, ce sont des transformations concrètes, notamment des artisans désormais mieux formés, des services de meilleure qualité offerts aux populations, des activités économiques plus performantes et de nouvelles opportunités d’emplois. « Votre présence massive aujourd’hui témoigne de ce que les artisans béninois ont pleinement adhéré à ce programme. Chaque appel à candidatures enregistre un engouement remarquable, preuve que vous avez compris que la formation est désormais la clé de votre compétitivité et de votre réussite », a lancé la ministre à l’endroit des bénéficiaires tout en ajoutant qu’ils sont ambassadeurs d’un artisanat béninois modernisé, compétitif et tourné vers l’excellence. Au nom des récipiendaires, Hermann Hounyèmè a fait remarquer que le projet Arch n’est pas seulement des renforcements de capacités et de crédits aux artisans, il est aussi une opportunité pour l’artisanat de grandir, de s’améliorer, de se perfectionner et de donner une nouvelle valeur au métier. « Que nous soyons jardiniers, mécaniciens automobiles, boulangers ou pâtissiers, spécialistes en froid et climatisation, transformateur agroalimentaire, électriciens, aménageurs paysagers ou encore spécialisés dans la mécanisation agricole, nous avons tous gagné en qualifications professionnelles. Nous sommes mieux préparés à innover, à répondre aux exigences du monde moderne, des clients et à contribuer au développement », a-t-il lancé. Il faut noter que le projet Arch ne s’arrête pas à la formation. Des mesures d’accompagnement existent pour consolider les acquis, notamment l’éducation financière, l’accompagnement à la gestion d’entreprise et l’accès au financement à travers les crédits Arch Artisan. L’objectif, in fine, est d’accompagner le développement économique du Bénin d’ici 2060 en augmentant le poids de la production de l’artisanat au sein du Pib béninois.
Mohamed Yasser Amoussa (Coll)
















