Dans le cadre des 16 jours d’activisme de lutte contre les Violences basées sur le genre (Vbg), la Direction départementale des affaires sociales et de la microfinance (Ddasm) du Zou, avec le soutien de Plan international Bénin (Pib), a entretenu, le lundi 08 décembre 2025, les élèves du Collège d’enseignement général 2 d’Abomey sur le thème : « Théâtre participatif sur la sensibilisation par et pour les élèves sur les violences numériques.»
Aujourd’hui, comment les adolescents utilisent-ils leur téléphone Android? Telle est la principale problématique qui a conduit Plan international Bénin à soutenir la causerie théâtrale portant sur les violences numériques. Elle s’inscrit dans la logique des 16 jours d’activisme sur les Violences basées sur le genre (Vbg) décrétée par le ministère des Affaires sociales et de la microfinance (Masm) à travers ses démembrements départementaux. Au Collège d’enseignement général2 d’Abomey, Luc Azingbligbo, le directeur de l’établissement secondaire s’est réjoui du choix porté sur son école pour abriter cette causerie dont la pertinence du thème n’est plus à démontrer. Peuplé de 3000 élèves répartis dans 50 groupes pédagogiques, le Ceg2/Abomey est en proie aux violences numériques étant donné que les apprenants d’une manière ou d’une autre le téléphone Android qui les expose à tout. Ainsi, il a exhorté ses élèves, notamment les filles à suivre religieusement la séance afin d’éviter d’être les prédateurs, la proie facile des hommes (garçons) sur les réseaux sociaux. Pour Ariane Adjolohoun, la Ddasm/Zou a expliqué la raison fondamentale qui justifie le théâtre comme moyen de sensibilisation dans le cadre de cette thématique. A en croire ses propos, le théâtre permet de capter plus l’attention et de toucher plus le cœur ou la sensibilité de ceux qui le suivent. Selon elle, en dehors des autres formes de violences courantes, il existe les violences numériques qui font de nombreuses victimes au sein des communautés. En parler, permettra alors de limiter les dégâts et d’amener les utilisateurs des téléphones Android, notamment les apprenants à rester vigilants. Suite aux différentes interventions, la communauté scolaire a dégusté un bon plat culturel, présenté par des apprenants de la boîte. Bien qu’étant une fiction, le jeu de rôle a plongé toute l’assistance dans une réalité vécue ou entendue. Le sketch a retracé les manifestations des violences numériques et ses conséquences désastreuses sur les victimes. Au chapitre des commentaires liés à la production artistique, Ariane Adjolohoun a informé les élèves des conduites à tenir en face d’une violence numérique. D’après ses explications, il faut dans un premier temps rassembler les preuves avant de porter plainte en appelant le 138, un numéro vert pour recevoir l’assistance des structures compétentes. Aussi, faut-il avoir la culture de la dénonciation, le respect de soi-même et préserver sa dignité. Elle a également recommandé aux apprenants d’éviter de publier à tout bout de champ leurs photos sur les réseaux sociaux.
Zéphirin Toasségnitché (Br Zou-Collines)


















