A l’ère du Nouveau départ, les femmes sont logées à une enseigne enviable même s’il reste encore beaucoup à faire pour asseoir une parité parfaite homme-femme. La volonté politique impulsée par le chef de l’Etat a abouti au vote d’une série de dispositions législatives en faveur des femmes. Désormais, elles seront plus représentées dans les sphères de décisions politiques.
Redorer le blason de la gent féminine passe certes par une volonté politique, mais aussi et surtout par un engagement et une pédagogie bien huilée. C’est ce que démontre aujourd’hui Patrice Talon à travers sa dynamique de restauration l’image de la gent féminine au sein de la société. L’adoption au Parlement des lois visant à mieux protéger la femme, témoigne de cette ambition du chef de l’Etat, de rétablir le « sexe faible » dans tous ses droits dans notre société. Aujourd’hui, un pas important a été franchi dans la restauration de la femme dans les instances de décisions. De mémoire de Béninois, la femme n’a jamais été aussi mieux lotie que sous le régime de Patrice Talon. S’il est vrai que la volonté de restituer à la femme la place qui lui sied au sein de la société et des instances n’a jamais manqué, il n’en demeure pas moins que le courage de provoquer le déclic a toujours manqué aux gouvernants qui se sont succédé à la tête du pays. Aussi, les pesanteurs sociologiques et les réalités culturelles, ont souvent plombé les ambitions visant à mettre la femme sous les projecteurs. Le mythe de l’hypocrisie collective a été brisé. Les effets d’annonce ont laissé place au concret et désormais, la femme peut se targuer d’être au cœur de l’action politique. De 5% pour la huitième législature, les femmes passent à 22% dans la prochaine parlement qui va s’installer à l’issue des élections législatives du 08 janvier 2023. C’est du moins ce qui ressort des dispositions de l’article 144 alinéa 1 de la loi n°2019-43 du 15 novembre 2019 portant Code électoral en République du Bénin. Il dispose notamment : « Le nombre de députés à l’Assemblée nationale est de cent neuf (109) dont vingt-quatre (24) sièges exclusivement réservés aux femmes. ». Avant cette loi, le législateur est allé plus loin en constitutionnalisant le principe de la représentativité des femmes dans les instances de décisions. En effet, l’article 26 nouveau de la loi n°2019-40 portant révision de la loi n°90-32 du 11 décembre 1990 portant constitution de la République du Bénin précise : « L’homme et la femme sont égaux en droit. Toutefois, la loi peut fixer des dispositions spéciales d’amélioration de la représentation du peuple par les femmes. ». C’est dire à quel point le législateur s’est préoccupé de la situation de la femme béninoise qui était reléguée au second rôle.
Gabin Goubiyi


















