À Kigali, l’apprentissage du haut niveau se poursuit pour la sélection béninoise. Pour leur entrée en lice dans la Coupe du Président hier dimanche 25 janvier 2026, les Guépards se sont inclinés face aux Lions Indomptables du Cameroun (27-34). Malgré une résistance héroïque, le Bénin a manqué de lucidité dans les instants clés.
Reversés en Coupe du Président après une phase de poules difficile, les hommes de Basile Pinto abordaient ce duel face au Cameroun avec l’ambition de décrocher un premier succès historique. Si l’entame de match a tourné à l’avantage des Lions, les Guépards ont su faire preuve de caractère en recollant au score (8-8) au quart d’heure de jeu. Cependant, la discipline tactique des Camerounais, habitués aux joutes continentales, a fini par user la défense béninoise. Profitant de quelques scories techniques des Guépards, les Lions ont repris les commandes pour regagner les vestiaires avec un avantage confortable de sept buts (18-11). Revenus sur le terrain avec un dispositif défensif en 3-3 particulièrement agressif, les Béninois ont entamé une remontée spectaculaire. Portés par une discipline offensive retrouvée, ils ont fait trembler le banc camerounais en revenant à une seule unité de leurs adversaires à la 38ème minute (20-19). Alors que l’espoir d’une première victoire en Can (30 ans après leur première et seule participation) semblait à portée de main, le manque de métier des Guépards s’est fait sentir. Dans le money-time, l’expérience du haut niveau a pesé lourd. Plus lucides, les Lions Indomptables ont scellé le sort du match pour s’imposer finalement 34-27.
Cap sur la revanche face au Congo
Malgré la défaite, cette prestation laisse entrevoir des motifs de satisfaction pour le staff technique. Mais le repos sera de courte durée, puisque les Guépards retrouveront le terrain dès demain mardi 27 janvier face au Congo. Ce match aura un parfum de revanche pour les protégés de Pinto, qui avaient été défaits par ces mêmes Diables Rouges lors de la phase de groupes. Une opportunité idéale pour prouver que les leçons de Kigali commencent enfin à porter leurs fruits.
Karol B. Sékou (Coll)




















