Le Comité de pilotage du Programme d’adaptation des villes aux changements climatiques (Pavicc) s’est réuni en sa deuxième ordinaire le mercredi 20 décembre 2023 à Cotonou. Les travaux lancés par le Directeur adjoint de cabinet du ministre en charge du Cadre de vie, Djamal Gbian Tabé ont permis aux différentes parties engagées dans le projet de passer aux peignes fins les recommandations formulées lors de la session précédente.
La phase de mise en œuvre du Programme d’adaptation des villes aux changements climatiques (Pavicc) prend fin en 2024. Dans le but faire le point des avancées réalisées et de définir de nouvelles orientations, le Comité de pilotage organe responsable de la coordination, de la supervision et de la réalisation du projet, était en conclave. Occasion pour les participants d’examiner le niveau de concrétisation des différentes recommandations formulées au cours de la 1ère session qui s’est tenu le 13 juin. Du point fait, sept recommandations ont été émises. La première qui consiste à prendre toutes les dispositions idoines en collaboration avec les cabinets des études urbaines en vue de la mise à disposition des documents de planification urbaine notamment les Pdc au plus tard le 30 juillet 2023 est exécutée à 100%, car la version provisoire des plans a été mise à disposition des communes entre le 25 juillet et le 01 septembre 2023. Quant à la deuxième qui a proposé de prendre les dispositions pour accélérer les travaux afin de minimiser les désagréments aux populations à cause de la saison pluvieuse réalisée, elle est bouclée à 75%. Même taux d’exécution pour la troisième proposition qui incite à maintenir la concertation avec les communes dans le cadre de la mise en œuvre des projets de type C. Selon Djamal Gbian Tabé, Directeur adjoint de cabinet du ministre du Cadre de vie, à quelques mois de la fin du projet, il est important d’apprécier son niveau d’avancement, le niveau de mise en œuvre de toutes les recommandations formulées lors de la première session du Copil et le Plan de travail annuel de 2024 tout en faisant des propositions pratiques au regard des défis à relever. « Nous devons ainsi continuer à mobiliser et décaisser les ressources, à renforcer les capacités locales et à prospecter des partenariats solides avec les différents acteurs internationaux », a indiqué le Dac. Financé par l’Agence française de développement et le budget national, le Pavicc intervient dans les communes de Cotonou, Sèmè-Podji, Comè et Bohicon. Il vise à améliorer la résilience des populations urbaines face aux dérèglements climatiques et à renforcer les capacités des différents acteurs municipaux et centraux en charge du développement urbain et durable. Au-delà des travaux, le Pavicc a doté les communes bénéficiaires des plans d’urbanisme qui permettent d’orienter l’occupation de l’espace dans les villes, d’interdire les installations inadaptées et d’avoir une vue globale de la conduite des travaux d’urbanisation dans ces villes.
Mohamed Yasser Amoussa (Coll)


















