Réuni en session ordinaire du 23 au 31 juillet 2025, le Conseil supérieur de transition (Cst) a franchi une étape décisive dans le processus d’unification de l’Église du christianisme céleste, en validant plusieurs textes fondateurs et recommandations essentielles. Une initiative portée par le chef de l’État Patrice Talon depuis février 2025.
Sous la présidence de son coordonnateur général, le directeur du cabinet militaire du président de la République, Bertin Bada, le Conseil supérieur de transition (Cst) a tenu, du 23 au 31 juillet 2025, sa troisième session ordinaire dans le cadre du processus d’unification de l’Église du christianisme céleste (Ecc). À l’issue des travaux, une série de documents structurants et de recommandations majeures ont été rendus publics par le colonel Marcellin Zannou, rapporteur général du comité. Cette session s’inscrit dans la dynamique enclenchée par le président Patrice Talon en février 2025, visant à réconcilier et à réunifier les différentes obédiences de l’Église du christianisme céleste. Trois comités spécialisés, mis en place pour conduire les réflexions, ont validé des avant-projets de textes fondamentaux qui devraient jeter les bases juridiques, doctrinales et organisationnelles d’une Église unifiée. Parmi les textes adoptés, figurent notamment l’avant-projet de Constitution de l’Église unifiée, le projet de règlement intérieur, ainsi que plusieurs recommandations sur les rites, la liturgie, la gouvernance administrative et financière. Le projet de Constitution actualise les statuts fondateurs déposés en 1956 et définit les organes de gouvernance, les modalités d’adhésion, les structures territoriales ainsi que les conditions de succession pastorale. Le règlement intérieur, quant à lui, précise les règles de fonctionnement administratif et spirituel de l’Église, harmonise les tenues sacerdotales et établit une organisation hiérarchique allant du siège mondial aux paroisses locales. La dimension liturgique n’est pas en reste, avec l’adoption d’un calendrier liturgique commun et l’uniformisation des grandes fêtes et rites religieux.
Un cadre institutionnel plus moderne
Sur le plan administratif et financier, le Cst propose une gouvernance moderne, fondée sur la transparence, l’efficacité et le respect des normes. Sont ainsi prévus : l’inventaire du patrimoine ecclésial, la centralisation des finances (unicité de caisse), la numérisation des processus, la création d’un fonds pour les œuvres sociales, la rémunération des responsables spirituels, ainsi que l’introduction d’outils de gestion contemporaine dans le management ecclésial. Toutefois, le Conseil supérieur de transition souligne que l’entrée en vigueur de ces résolutions demeure conditionnée à la validation finale par le Sacré collège, instance garante de l’unité spirituelle de l’Église. Les documents issus des travaux seront donc prochainement soumis à cette autorité pour franchir les dernières étapes du processus d’unification tant attendu. Ce tournant institutionnel marque un moment historique pour l’Église du christianisme céleste, engagée dans un renouveau fondé sur l’unité, la modernisation et la fidélité aux valeurs spirituelles originelles.
Gabin Goubiyi
















