Dans le cadre des 3èmes journées scientifiques hospitalières du Bénin, des professionnels de la santé, des scientifiques et des autorités administratives à divers niveaux sont réuni au Palais des Congrès de Cotonou pour un atelier de trois jours. Les travaux ont été lancés hier, le mercredi 26 août 2026. Ces assises prévues pour se dérouler jusqu’au vendredi 28 août prochain, portent sur la problématique liée à la santé publique au Bénin.
Après l’étude de l’impact des réformes dans le secteur hospitalier en 2023 et les ressources humaines dans le secteur de la santé en 2024, la sécurité des patients et l’amélioration de la qualité des soins au Bénin servirons de fil conducteur lors des échanges des troisièmes journées scientifiques hospitalières du Bénin. Christiane Aguèmon, présidente du comité scientifique a, dans son message introductif, rappelé que la sécurité des patients constitue avant tout une obligation éthique, morale et professionnelle. « Chaque patient qui franchit les portes de nos établissements de santé nous confie ce qu’il possède de plus précieux : sa vie et sa santé. Cette confiance nous impose un devoir permanent de vigilance, de compétence, d’organisation et d’amélioration » a-t-elle ajouté. Dans le même ordre d’idée, Marcel Zannou, président du Comité nationale de la médecine hospitalière (Cnmh), a mis l’accent sur le devoir et les défis auxquels font face les agents de santé. Pour lui, les présents travaux scientifiques doivent servir à analyser les pratiques actuelles, sans fard et avec rigueur. Une réflexion s’impose ainsi pour les professionnels de santé ; celle qui consistera à réduire les erreurs, améliorer les pratiques et protéger la vie des patients en particulier et toute la communauté de façon générale.
L’Autorité de régulation face aux défis sanitaires
Lucien Dossou Gbété, président de l’Autorité de régulation du secteur de la santé (Ars), a tenu dans la foulée, une conférence inaugurale sur la sécurité des patients au Bénin. Dans son intervention, il a souligné que selon les rapports de l’Organisation mondiale de la santé (Oms), la santé des hommes, des femmes et des enfants est compromise. Face aux principales erreurs responsables des préjudices subies par les patients, l’Etat béninois a opté pour une réponse efficace ; le décret n0 2025-481 du 23 juillet 2025 portant règlementation du Dispositif pour la sécurité des patients (Dsp) qui est un ensemble de mesures institutionnelles, règlementaires et pratiques déployées pour garantir la sécurité des patients dans les établissements de santé. Lucien Dossou Gbété, a aussi exposé les différentes actions menées par l’autorité de régulation, notamment les évaluations externes réalisées en Décembre 2025 qui ont eu comme impact la baisse du niveau de résistance au changement et la perception des avantages chez les professionnels de la santé.
L’Oms, un partenaire aux côtés du Bénin
Dans son allocution, Sonia Ouédraogo, représentante du représentant résidant de l’Organisation mondiale de la santé (Oms), a martelé que la sécurité des patients n’est pas une question secondaire. S’inscrivant dans la vision de l’Oms de garantir des soins de santé de qualité aux populations, elle a salué le dynamisme du gouvernement béninois sous le leadership du président de la République, Romuald Wadagni à travers les réformes qu’il a engagé dans le secteur de la santé. Par ailleurs, elle a réaffirmé la disponibilité et l’engagement de l’Oms aux cotés du Bénin. Pour Jean-Claude Lodjo, représentant du ministre de la santé, « chaque patient qui passe les portes des établissements hospitaliers ou de soins doit se sentir protégé. Il doit recevoir des soins sûrs, efficaces et humains ». Il est donc impératif pour les agents de santé de soigner sans causer de tort. Tout en saluant les actions de l’Autorité de régulation du secteur de la santé, ainsi que les partenaires du Bénin, Jean-Claude Lodjo a déclaré officiellement ouvertes les troisièmes journées scientifiques hospitalières du Bénin.
Azaria Apovo (Stag)




















