Les dames de Flowers du Bénin n’y parviennent toujours pas. En quatre (4) matchs, Flowers Hbc Bénin a aligné autant de défaites. Le quatrième échec concédé était face à l’Union sportive de Guinée (Usg). La rencontre a eu lieu hier lundi 3 octobre 2022 à Nabeul en Tunisie où se déroule actuellement, la 43ème édition du Championnat d’Afrique des clubs champions de handball.
Quatre défaites de suite pour le club béninois, Flowers Hbc de Cotonou participant à la 43ème édition du Championnat d’Afrique des clubs champions de handball. Après les trois premières sorties manquées respectivement face à Petro (33-18), Fap (33-22) et Hbc El Biar (33-16), c’est face à l’Union sportive de Guinée (Usg) que les protégées de Aimé Sèbio, Manager général de Flowers, ont connu leur quatrième revers. Dans une rencontre spectaculaire, les handballeuses béninoises se sont inclinées, 31:28 au score final alors qu’elles étaient menées de quatre buts d’écart (15-11) à la fin des trente (30) premières minutes de l’explication. La championne de la Ligue 1 guinéenne (7 fois championne) s’est ainsi offert le leader du handball féminin béninois. Une défaite de plus qui vient mettre à nu le bas niveau du handball féminin béninois sur le plan africain.
Le retour à la base s’impose
Tout s’écroule de jour en jour au niveau du handball féminin béninois. Dans les compétitions interclubs de la Confédération africaine de handball (Cahb), le Bénin peine toujours à s’afficher. En effet, absent de la scène du handball continental depuis quelques années, le Bénin a repris son apprentissage qui reste toujours compliqué à l’image de ces quatre défaites concédées en autant de sorties dans le cadre du 43ème Championnat d’Afrique des clubs champions de handball. Contrairement aux hommes, on sent l’envie de vaincre chez les représentantes du handball béninois. Une situation qui perdure depuis plusieurs années et nécessite désormais des prescriptions idoines afin de redonner une nouvelle vie à ce sport de main en ce moment où le gouvernement du président Patrice Talon s’investit pour faire du Bénin, une grande Nation sportive. Il urge de penser à des politiques approfondies pour la détection, la formation et le suivi des talents féminins. Mais avant, il faut nécessairement penser à encourager ces quelques rares formateurs qui s’attèlent au quotidien pour donner une base solide à ces jeunes talents. A côté, il faut œuvrer pour la réussite du programme « Classes sportives » instauré par le gouvernement béninois à travers son Ministère des sports. Un programme qui a permis d’instituer dans le milieu scolaire, la pratique des disciplines sportives comme le football, le basketball, le handball et l’athlétisme. Pour y parvenir, il faudra nécessairement que la Fédération béninoise de handball dirigée par l’ambitieux, Sidikou Karimou, dote les différents formateurs de matériaux sportives adéquats afin de booster non seulement le moral de ces dernières, mais surtout d’offrir à ces jeunes sportifs, l’arsenal nécessaire pour une bonne formation. D’un autre côté, il faut s’investir à mieux valoriser le championnat scolaire qui, pendant des années, a produit les meilleurs talents du handball béninois, tant en homme qu’en dame.
Un club, un centre de formation
Dans l’environnement du handball béninois, les clubs ayant des sections de sport à la base (Centre de formation)sont presque inexistants. Ce qui favorise d’ailleurs, les contreperformances enregistrées depuis des années. Alors, pour remédier à ces échecs, la Fédération béninoise de handball, sous le contrôle du Ministère des sports, doit imposer l’instauration des sections des catégories d’âge aux différents clubs du handball béninois. Ces derniers se chargeront d’accueillir des jeunes talents des cas afin d’assurer la relève au sein de leurs différentes formations. Au pire, les clubs peuvent néanmoins se positionner pour l’accompagnement des classes sportives de leurs différentes zones et accompagner le travail qu’effectuent les différents encadreurs sportifs engagés par le gouvernement béninois pour la réussite de ce programme. Ce sont déjà des bases qui consolident la mise en place d’un sport qui se veut réellement professionnel.
Karol Sékou (Coll)




















