La fièvre propre aux veilles d’élection parcourt déjà l’ensemble du territoire national. Partis politiques, institutions de la République, société civile, chacun s’efforce de jouer au mieux sa participation pour une réussite des législatives de janvier prochain. Les jeux semblent ouverts pour la 9eme législature.
La Commission électorale nationale autonome (Céna) a échangé lundi 03 octobre 2022 à Cotonou, avec les parties prenantes du processus électoral, notamment les partis politiques. La gestion du processus électoral dans le cadre des élections législatives du 08 janvier prochain, était le point crucial de la rencontre. Au sortir, les représentant des partis politiques se disent plus outillés et désormais aguerris sur la conduite du processus électoral. A travers plusieurs communications. Le chronogramme des élections, le processus des déclarations de candidatures et les rôles et responsabilités des partis politiques dans le processus électoral, tout a été évoqué. Suite aux inquiétudes des opposants sur la transparence des élections, le président du Conseil électoral, Sacca Lafia, avait donné des gages et assurances. Selon lui, la Céna fera tout pour que les élections législatives du 08 janvier 2023 soient transparentes et justes, et ne souffrent pas de contestations. Même s’il peut exister des doutes sur l’impartialité de chaque membre du Conseil électoral (Ce), le président avait estimé que les intérêts contradictoires des uns et des autres vont contraindre à la transparence. En tant que personne, acteur politique et militant, Sacca Lafia reconnaît qu’il peut avoir des intérêts personnels à défendre, mais « celui qui doit essayer de faire en sorte que tout se passe bien est le Directeur général des élections (Dge) », a-t-il précisé.D’ailleurs, rappelle-t-il, il n’a pas un droit de veto au sein du Conseil électoral. « Le président n’a pas une voix prépondérante pour s’imposer à tous ceux qui sont au Conseil électoral et à la Céna .
Patriotisme, civisme et zéro violence !
« L’imminence des élections législatives de janvier 2023 suscite déjà une mobilisation générale dans tous les états-major des partis politiques. Le Médiateur de la République, dans sa mission de quête de la paix, saisit l’occasion pour rappeler à chaque Béninoise et à chaque Béninois la nécessité d’œuvrer au renforcement de la cohésion nationale en évitant tout ce qui peut faire basculer notre pays dans la violence » a indiqué le médiateur dans son communiqué. Dans le même communiqué en date du 26 septembre 2022, Pascal Essou en appelle, en outre, au patriotisme et au civisme de tout le peuple béninois, pour l’atteinte de l’objectif « zéro violence avant, pendant et après les élections législatives de janvier 2023. Contrairement aux élections législatives passées, la déclaration de candidature se fera, cette fois-ci, en deux lots. Les partis politiques devront présenter les 85 dossiers de candidats ordinaires et les 24 dossiers exclusivement réservés aux femmes. Cette nouveauté dans le processus découle du nouveau code électoral qui fait désormais obligation aux partis de présenter au moins une candidature féminine par circonscription électorale.
Wilfrid Noubadan



















