Le partenariat entre le Royaume du Maroc et la République du Bénin est en phase de consolidation. Réunis le mardi 21 juillet 2026 dans le cadre de la 7ème session de la Commission mixte de coopération maroco-béninoise, les deux pays ont procédé à la signature de quatorze accords de coopération destinés à renforcer davantage l’axe Rabat-Cotonou. La cérémonie s’est déroulée en présence du ministre marocain des Affaires étrangères, de la Coopération africaine et des Marocains résidant à l’étranger, Nasser Bourita, de la ministre béninoise des Affaires étrangères, Corine Amori Brunet, ainsi que du ministre chargé de l’Économie, de la Mobilisation des ressources extérieures et de la Gestion de la dette, Hugues Oscar Lokossou.
Expression éloquente de l’excellence des relations d’amitié et de solidarité qui unissent les deux États, la 7ème session de la Commission mixte de coopération maroco-béninoise, a permis aux deux gouvernements de réaffirmer leur volonté commune d’inscrire leur coopération dans une dynamique plus stratégique et plus opérationnelle. Pour les deux pays, les axes de coopération doivent désormais intégrer les priorités des deux États notamment le secteur privé, l’enseignement supérieur, la recherche scientifique, la justice, la sécurité, la défense, la protection civile et la formation professionnelle. Dans son intervention, le ministre marocain des Affaires étrangères, de la Coopération africaine et des Marocains résidant à l’étranger, Nasser Bourita a indiqué que cette commission mixte intervient dans un contexte nouveau marqué par les ambitions du programme d’action gouvernementale du Bénin et par la volonté des deux Chefs d’État de donner un nouvel élan à la coopération bilatérale. Le chef de la diplomatie marocaine a plaidé pour un renforcement des visites sectorielles entre les ministres des deux pays, une implication accrue du secteur privé à travers le Conseil d’affaires maroco-béninois, ainsi qu’une modernisation du cadre juridique de la coopération. « Notre approche à l’avenir est de signer ce qui est nécessaire, pas ce qui est disponible », a-t-il déclaré. Il a également insisté sur l’importance d’institutionnaliser le dialogue diplomatique entre les deux pays et de renforcer la coopération sécuritaire, notamment dans les domaines du renseignement, de l’entraînement et de la formation des leaders religieux afin de promouvoir un islam de tolérance et de modération. « Le Bénin a toujours été un partenaire fiable pour le Maroc. Sur la question existentielle pour le Royaume qui est la question du Sahara, le Bénin a toujours été un allié, un soutien permanent, constant et actif. De la même manière, nous souhaitons que le Bénin sente que le Maroc est un partenaire fiable, un allié constant, actif sur toutes les questions fondamentales», a-t-il réitéré. Il s’est également félicité des progrès réalisés dans le domaine de la formation, annonçant la possibilité de porter de 130 à 150 le nombre de bourses accordées aux étudiants béninois.
Véritable modèle de cooperation Sud-Sud
A sa suite, Hugues Oscar-Lokossou, ministre chargé de la mobilisation des ressources extérieures et de la gestion de la dette a rappelé que les orientations des présidents des deux pays invitent à hisser la coopération bilatérale au rang d’un partenariat stratégique exemplaire fondé sur la solidarité africaine et le co-développement. Tout en soulignant la qualité des relations historiques entre Rabat et Cotonou, il a confié que les échanges commerciaux demeurent encore en deçà des potentialités offertes par les deux économies. « Le Bénin s’est engagé depuis plusieurs années dans une dynamique de transformation structurelle de son économie. Les réformes courageuses entreprises ont permis d’assainir le climat des affaires, de moderniser nos infrastructures et de positionner notre pays comme un carrefour stratégique en Afrique de l’Ouest», a souligné le ministre tout en insistant que le modèle de coopération Sud-Sud entre Cotonou et Rabat constitue une réponse concrète aux aspirations des peuples. Pour finir, la ministre béninoise des Affaires étrangères, Corine Amori Brunet, a insisté sur la nécessité d’assurer un suivi rigoureux des accords signés afin qu’ils produisent des résultats tangibles au profit des populations des deux pays. « Le dialogue politique doit désormais s’accompagner d’une coopération économique plus dynamique impliquant davantage les secteurs privés béninois et marocains. Il faut que nos entreprises se connaissent et qu’elles multiplient les opportunités de projets communs », a-t-elle déclaré. Il faut noter qu’au terme de cette 7ème session, les deux parties ont signé quatorze instruments de coopération dans plusieurs domaines.
Mohamed Yasser Amoussa (Coll)



















