Le Gouvernement du Bénin et le Fonds international de développement agricole (Fida) ont procédé, mardi 21 juillet 2026 à Cotonou, au lancement officiel de la mission conjointe de supervision du Projet d’appui au développement du maraîchage (Padmar). Prévue du 21 au 31 juillet 2026, cette mission doit évaluer les performances du projet, identifier les contraintes persistantes et définir les actions prioritaires pour assurer son achèvement dans les délais.
Le Projet d’appui au développement du maraîchage (Padmar) entre dans une phase décisive de son exécution. Réunis à Cotonou pour le lancement de la mission conjointe de supervision 2026, les représentants du gouvernement béninois, du Fida et des partenaires de mise en œuvre ont affiché leur volonté commune d’accélérer le rythme afin de garantir une clôture réussie du projet. En ouvrant les travaux, la cheffe de projet du Padmar, Rosine Azontonde, a rappelé que cette mission intervient alors que le projet est à environ trente mois de son terme. « Nous devons montrer à la mission que le projet et les partenaires sont un », a-t-elle insisté, invitant les équipes à des échanges francs afin d’obtenir « des solutions concrètes » et des recommandations favorisant « un bon achèvement du projet ». La directrice pays du Fida pour le Bénin et le Togo, Claudia Savarese, a salué les résultats déjà enregistrés. Selon elle, près de 30 000 bénéficiaires directs, majoritairement des femmes, ont été touchés par le projet. Plus de 6 500 jeunes ont été formés et équipés, tandis que 65 % des bénéficiaires connaissent aujourd’hui une véritable mobilité économique. Le projet, a-t-elle souligné, a également doublé sa couverture territoriale, passant de 27 à 54 communes, avec plus de 80 % d’exécution physique cumulée. Elle a mis en avant les avancées en matière d’agroécologie, d’irrigation solaire et de résilience climatique, tout en précisant que la mission permettra « d’apprécier le progrès réalisé, d’identifier les principales contraintes et de convenir des actions prioritaires » pour accélérer la mise en œuvre. Représentant le ministre de l’Agriculture, de l’élevage et de la pêche, le directeur de cabinet Dossa Aguèmon a officiellement lancé les travaux. Il a rappelé que, grâce au partenariat entre le gouvernement, le Fida et le Fonds Opep, le Padmar s’impose progressivement comme « un véritable moteur de croissance économique, de sécurité alimentaire et nutritionnelle, de création d’emplois et d’amélioration des revenus», notamment au profit des femmes et des jeunes. À la date du 30 juin 2026, le projet affiche un taux d’exécution physique cumulé d’environ 81% pour un taux global de décaissement de 60,38 %, des performances qu’il a jugées encourageantes.
Les prochains défis du projet
Si les acquis sont salués, les responsables ont unanimement reconnu que les défis restent nombreux. Les récentes inondations ayant affecté plusieurs bassins de production rappellent la vulnérabilité des exploitations maraîchères face aux changements climatiques. Dossa Aguèmon a ainsi appelé la mission à mesurer l’ampleur des impacts et à proposer des réponses adaptées pour renforcer durablement les dispositifs de prévention et d’adaptation. Il a également insisté sur l’urgence d’accélérer l’exécution des activités, estimant que « le temps constitue désormais notre principale contrainte ». Les deux prochaines années devront être consacrées à l’achèvement des infrastructures, à la consolidation des acquis et à la pérennisation des résultats, avec des recommandations « claires, réalistes, opérationnelles » pour lever les blocages administratifs, techniques et financiers.
Gabin Goubiyi


















