La présidente de la Haute cour de justice du Bénin, Dandi Gnamou, a porté haut la voix du Bénin au 9ᵉ Congrès mondial contre la peine de mort à Paris. Invitée par l’Organisation internationale de la francophonie (Oif), elle a plaidé pour que le principe de non-régression des droits humains devienne une référence commune aux juridictions constitutionnelles francophones afin de prévenir tout retour de la peine capitale.
Le 9ᵉ Congrès mondial contre la peine de mort s’est achevé, ce jeudi 2 juillet 2026, à Paris, en France. En marge des assises, l’Organisation internationale de la francophonie (Oif) a organisé un panel sur le thème : « La coopération entre juridictions constitutionnelles francophones face à la résurgence de la peine de mort ». Invitée parmi les panélistes, Dandi Gnamou, présidente de la Haute cour de justice du Bénin, a livré une communication sur le rôle des juridictions constitutionnelles dans la consolidation de l’État de droit et la protection des libertés fondamentales. Face aux menaces de rétablissement de la peine capitale observées dans certaines parties du monde, la présidente de la Hcj a insisté sur la nécessité d’une coopération renforcée entre les Cours constitutionnelles de l’espace francophone. À ses yeux, l’Association des cours constitutionnelles ayant en partage l’usage du français (Accf) constitue un cadre privilégié de dialogue, de partage des jurisprudences et de mutualisation des bonnes pratiques en matière de protection des droits fondamentaux. Mais l’essentiel de son plaidoyer a porté sur la consécration du principe de non-régression des droits humains. Pour Dandi Gnamou, les États et les juridictions constitutionnelles francophones doivent veiller à ce qu’aucune avancée obtenue dans la protection des droits et libertés ne soit remise en cause. L’abolition de la peine de mort, a-t-elle soutenu, doit demeurer un acquis irréversible et un engagement partagé par l’ensemble de l’espace francophone. Par cette intervention, la présidente de la Haute Cour de Justice réaffirme l’attachement du Bénin aux valeurs universelles des droits humains et son engagement en faveur d’une coopération judiciaire francophone plus étroite, capable de répondre aux défis contemporains et de préserver les acquis démocratiques.
Odi I. Aïtchédji
















