Démarré le mardi 15 juillet 2025 à Cotonou, l’atelier de restitution des résultats de la revue nationale de la mise en œuvre de la Politique nationale de santé communautaire (Pnsc) a connu son épilogue le vendredi 18 juillet 2025. L’événement a réuni de nombreuses autorités dont le ministre de la Santé, Benjamin Hounkpatin, Raphaël Akotègnon, ministre de la Décentralisation et de la gouvernance locale, le ministre de l’Agriculture, de l’élevage et de la pêche Gaston Dossouhoui, des préfets, des maires, ainsi que des Partenaires techniques et financiers.
Le gouvernement béninois accorde une importance capitale à la santé communautaire. A cet effet, un atelier de restitution des résultats de la revue nationale de la mise en œuvre de la Politique nationale de santé communautaire a été organisé du mardi 15 au vendredi 18 juillet 2025 à Cotonou. Il a réuni tous les acteurs du plus haut niveau ministériel et les agents de santé communautaire. Il a permis de faire le point des progrès réalisés depuis l’adoption de la Pnsc en 2020, d’analyser les défis persistants, de valider les recommandations et de s’engager sur une feuille de route claire et ambitieuse. A la cérémonie de clôture, Jean Kouamé Konan, représentant résident de l’Organisation mondiale de la santé (Oms), a salué les efforts déployés par l’ensemble des acteurs impliqués dans la Politique nationale de santé communautaire. « En tant que chef de file des partenaires techniques et financiers de la Santé, je veux réaffirmer notre engagement à mutualiser nos ressources en vue d’un financement durable de la Politique nationale de santé communautaire », a-t-il-dit. A entendre le ministre Raphaël Akotègnon, cette revue s’inscrit dans la dynamique des réformes engagées par le gouvernement du Bénin depuis 2016. Il a fait savoir que le but est d’améliorer les prestations qui sont fournies aux populations aussi bien par l’Etat central que par les collectivités territoriales décentralisées. « J’exhorte tous les acteurs qui interviennent dorénavant au niveau de nos collectivités territoriales décentralisées à s’approprier de manière vraiment efficace et efficiente tous les outils déployés dans le cadre de la Politique nationale de santé communautaire », a souhaité le ministre de la Décentralisation et de la gouvernance locale. Dans son intervention, le ministre Benjamin Hounkpatin a rappelé que la réforme de la santé communautaire est un levier stratégique du développement sanitaire. « La nouvelle politique de santé communautaire est l’une des réformes les plus importantes de notre système sanitaire […] Les premiers résultats sont encourageants et nous avons le devoir d’améliorer la mise en œuvre de cette réforme afin de créer et de pérenniser un label Bénin pour la santé communautaire », a confié le ministre de la Santé. Selon lui, au-delà des résultats, cette revue a révélé des défis persistants dont la qualité des prestations, la supervision, la digitalisation du système, le paiement des acteurs, la collecte et l’utilisation des données, ainsi que la pérennisation de la politique ». Pour finir, il a réaffirmé l’engagement du gouvernement du président Patrice Talon, à renforcer la coordination nationale, à mobiliser les ressources nécessaires et à travailler étroitement avec les collectivités locales pour que chaque citoyen, où qu’il se trouve, puisse bénéficier des avantages de cette politique dans le respect de l’équité et de la dignité humaine.
Les résultats de la Politique nationale de santé communautaire
La Politique nationale de santé communautaire repose sur l’approche One Health et vise à doter le Bénin, à l’horizon 2030, d’un système de santé communautaire intégré, performant et résilient. Elle ambitionne de contribuer à l’amélioration du bien-être des populations en renforçant leur capacité à se protéger, tout en créant un environnement résilient face aux épidémies. Selon les résultats lus à l’issue des travaux, la Pnsc a un budget estimé à 86 milliards de FCfa sur 7 ans, la politique a déjà bénéficié de 66,6 milliards de FCfa de financement. Sa mise en œuvre s’est déroulée en trois phases : une phase pilote dans 6 Communes, une extension à 65 Communes, puis une phase généralisée couvrant les 77 Communes du pays. À ce jour, les relais communautaires sont identifiés dans toutes les Communes. La formation est achevée dans 75 Communes. Sur 77 Communes, 65 sont fonctionnelles en termes de mise en œuvre. Les Agents de santé communautaire qualifiés (Ascq) sont opérationnels dans les 77 Communes. Au total, 15547 relais communautaires, 566 Ascq et 19 points focaux sont en poste, même si un déficit de 28 points focaux reste à combler. Cela a permis d’avoir un impact visible par exemple sur la campagne de vaccination contre la poliomyélite qui auparavant limitée à 59 % de couverture, a atteint 84% grâce à la mobilisation communautaire.
Patrice Zoundé (Coll)

















