En Conseil des ministres du mercredi 10 septembre 2025, le gouvernement a adopté le projet de décret portant transmission à l’Assemblée nationale, pour examen et vote, du projet de loi de finances, gestion 2026. Il est remarqué une augmentation dudit budget. Le porte-parole du gouvernement, Wilfried Houngbédji, lors de sa rencontre hebdomadaire avec la presse le vendredi 12 septembre 2025 à Cotonou, a expliqué les raisons qui justifient cette hausse.
A l’en croire, les facteurs qui peuvent favoriser cette augmentation sont des facteurs objectifs. Il a cité les investissements dans le secteur de l’agriculture, du tourisme et l’organisation des élections de 2026. « Les facteurs qui peuvent favoriser cette augmentation sont connus et ce sont des facteurs objectifs: l’agriculture, le tourisme, les investissements probants qui sont faits, avec les effets induits qui peuvent en découler. Et puis n’oubliez pas aussi qu’il y a les élections. On a dit que les ressources sont entièrement mobilisées. Les élections ce n’est pas chaque année », a justifié Wilfried Houngbédji devant les professionnels des médias. D’après les explications du porte-parole du gouvernement, l’année où on aura les élections générales, il y aura forcément une hausse du budget général. « Donc, l’année où on va avoir les élections générales, il y aura forcément un peu plus. Donc, une augmentation du budget général. Et puis nous avons certainement des postes de dépense qui en paraissent inconstants », a-t-il fait savoir. Au cours de cette séance, il a également fait relever la dynamique positive de croissance de l’économie béninoise qui est tirée de plus en plus vers le haut par des facteurs structurels dont l’agriculture, le tourisme, la culture, les infrastructures et autres. « Et tout cela, grâce aux investissements de plus en plus massifs que nous faisons. On fait beaucoup d’investissements comparés au passé. On essaie de tenir le fonctionnement dans les proportions acceptables parce que ce sont les investissements qui tirent la croissance et le développement. Voilà quelques facteurs clés qui peuvent justifier cette augmentation que vous observez. Sans oublier aussi, parce que vous le savez déjà bien, que les efforts de mobilisation de ressources intérieures sont de plus en plus productifs. Nous collectons beaucoup plus à l’intérieur les ressources qui doivent aller à l’État. Et puis ces efforts vont être maintenus. Cela justifie aussi que nous tablions sur cette croissance de près de 12 points », a conclu le secrétaire général adjoint du gouvernement.
Pour rappel, le Budget général de l’Etat, exercice 2026 est fixé à 3 783,984 milliards de FCfa contre 3 551,005 milliards de FCfa pour la gestion 2025.
Patrice Zoundé (Coll)




















