Le chef de l’Etat a délivré mardi 23 décembre 2025, son traditionnel message sur l’état de la nation. Ce dernier exercice l’ère Talon n’a pas laissé indifférentes certaines personnalités dont le député Didier Maixent Djeigo. Lire ses impressions.
Le Matinal : Quelles sont vos impressions sur le message délivré par le chef de l’Etat
Didier Maixent Djeigo : Je suis sorti de cette salle ému, rassuré et davantage engagé. Ému parce que c’est le dixième exercice du président de la République et il l’a fait avec toute la solennité qu’on lui connaît, la rigueur et aussi toute l’émotion d’un homme qui s’est donné à son peuple, qui a donné de toutes ses forces et qui a obtenu des résultats et aussi d’un homme qui reconnaît qu’il n’a pas tout apporté et qui a confiance que, désormais, nous sommes engagés, nous sommes sur la bonne route. Je suis rassuré et engagé parce que je suis de l’avis du président de la République que la plus grande des réformes qu’il a obtenues, elle n’est pas visible, c’est celle de notre conscience, que désormais, nous sommes des Béninois de type nouveau, des politiciens Béninois de type nouveau, des citoyens de type nouveau, ceux-là qui sont fiers de leur pays et qui ont confiance en leur pays. Et qui savent que le pays a fait de grands pas.
Le président disait que, même si les objectifs ne sont pas atteints, nous sommes quand même persuadés que nous avons les moyens de les atteindre et que nul politicien ne devra compter sur son statut de politicien pour obtenir des avantages et que les harangueurs de foule n’ont plus leur place. Il faut que toute la politique soit au service du développement. Rassuré parce qu’il laisse, comme il a si bien dit, une équipe qui a appris à ses côtés, une équipe qui a travaillé avec lui, une équipe qui saura poursuivre l’œuvre qu’il a si bien bâtie. Voilà pourquoi je dis ému, rassuré et davantage engagé.
L’état d’esprit nouveau dont le chef de l’État a parlé, les Béninois en ont- véritablement conscience selon vous?
L’état d’esprit nouveau dont le chef de l’État a parlé, ce n’est pas seulement qu’un sentiment, c’est une réalité palpable dans toute la classe politique. Il est évident que tout le monde ne peut pas être du même avis. Le chef de l’État a invité les citoyens, ses frères et sœurs, les Béninoises et les Béninois, qui se sentent frustrés à tort ou à raison, de revenir, de savoir que le Bénin est commun et que c’est une maison commune. Et ce sentiment de fierté, on le sent sur les réseaux sociaux. Ce sentiment de fierté, il est palpable à travers l’image nouvelle dont jouit notre pays aujourd’hui. J’ai vu les Guépards qui sont en Coupe d’Afrique, j’ai vu le nombre de chansons que les jeunes ont composées pour eux. C’est déjà un signe de ce que ce qui nous appartient, nous savons nous en contenter, nous savons le promouvoir. C’est vrai que tout dernièrement, il y a eu ce hiatus, ce viol de notre contrat sacré, et qui est que personne ne devra prendre les armes que nous avons achetées, que la nation a achetée, et les retourner contre cette belle nation, sous prétexte qu’on n’est pas d’accord sur certaines dispositions qui sont prises. Déjà, je peux vous le dire, je parle au monde, en tout cas pour l’expérience de l’Afrique, aucun coup d’État n’a installé des civils. Les militaires quand ils viennent, ils restent au pouvoir. Ce qui fait qu’on ne saura pas la promotion d’un coup d’État. J’ai lu un homme politique qui disait, ceux qui ont applaudi le coup d’État au Mali, sont aujourd’hui tous en dehors du pays, parce qu’après l’installation des militaires, ils se sont retournés contre eux. Je ne voudrais pas qu’on traîne, qu’on hésite sur cet aspect, mais vous avez vu toute l’émotion des députés et du Président de la République, avec le nombre de standing-ovation, et aussi la célébration que les députés, dans leur entièreté, ont accordée à nos Forces de défense et de sécurité, quand il a plus au Président d’en parler dans son discours.
Est-ce que vous avez le sentiment que le successeur de Patrice Talon va continuer la dynamique ?
Forcément, parce que ce successeur a été une des pièces maîtresses des réformes engagées sous sa mandature. Je milite pour que le candidat que mon parti politique a choisi, c’est-à-dire Romuald Wadagni, puisse gagner les élections. Et quand on parle de lui, il a été une pièce maîtresse, une pièce centrale du dispositif qui nous a permis de réaliser ce bond qualitatif en avant, de réaliser ce développement matériel et immatériel, de réaliser tout ce que nous avons aujourd’hui et pour lequel les gens nous envient en termes de progrès économique, en termes d’urbanisation, en termes de production agricole, en termes d’industrialisation et en termes de création d’emplois.
Propos recueillis par Gabin Goubiyi




















