Le militant panafricaniste Kémi Séba a été interpellé, mercredi 15 avril au matin, en Afrique du Sud. Selon des sources concordantes proches du dossier, l’activiste pourrait faire l’objet d’une extradition vers le Bénin, alors qu’une audience décisive est annoncée pour le 20 avril.
Le militant panafricaniste Kémi Séba a été arrêté mercredi 15 avril dans la matinée en Afrique du Sud, d’après des informations recueillies auprès de sources proches de la procédure. Il pourrait être extradé vers le Bénin, ont précisé ces mêmes sources. Selon les éléments disponibles, l’activiste aurait été interpellé alors qu’il s’apprêtait à quitter le territoire sud-africain en direction du Mozambique, avec l’appui présumé d’un réseau russe. Conduit à Pretoria après son arrestation, il a comparu dans l’après-midi devant une juridiction locale. À l’issue de cette première audience consacrée à l’examen de la demande d’extradition, Kémi Séba a été placé sous mandat de dépôt dans l’attente d’une nouvelle comparution fixée au 20 avril, ont indiqué les mêmes sources. Toujours selon ces informations, l’intéressé aurait exprimé le souhait d’être transféré vers le Niger plutôt que vers le Bénin. Par ailleurs, une délégation béninoise serait attendue à Pretoria afin de suivre l’évolution de la procédure judiciaire et d’anticiper une éventuelle remise aux autorités béninoises. À ce stade, ni les autorités sud-africaines ni celles du Bénin n’ont officiellement réagi à cette affaire. Figure controversée du souverainisme africain, Kémi Séba s’est illustré ces dernières années par ses positions critiques à l’égard de la présence occidentale sur le continent et par ses déplacements réguliers en Russie.
















