La qualité de la gestion financière est un facteur déterminant dans la réussite ou l’échec des projets, C’est fort de cette réalité que le Fonds international de développement agricole (Fida) a initié un atelier régional sur la gestion financière à Cotonou, du 27 au 29 avril 2026. Les travaux de cette rencontre qui réunit des délégations venues des pays de l’Afrique de l’Ouest et du Centre, ont été ouverts par Gaston Dossouhoui, ministre de l’Agriculture de l’élevage et de la pêche.
Dans un contexte où les besoins sont immenses et les ressources limitées, le Fonds international de développement agricole (Fida) tient à ce que chaque franc investi produise un impact clair, mesurable et durable. Pour y parvenir, un ppoint d’honneur doit être mis sur la gestion des fonds affectés aux différents projets, lesquels, à en croire Claudia Savarese, Directrice pays du Fida au Bénin et au Togo, sont évalués à plus de 300 millions de dollars. Une contribution significative de l’organisation internationale à l’amélioration des conditions de vie des populations rurales béninoises, a-t-elle indiqué. « La gestion financière ne devrait pas être perçue comme une simple fonction technique. Elle est le pilier de toute action de développement crédible. Une gestion financière saine et rigoureuse garantit non seulement la bonne utilisation des ressources mais elle renforce également la confiance des partenaires techniques et financiers tout en assurant l’atteinte des résultats sur le terrain. » va marteler Claudia Savarese. Le Directeur Afrique de l’Ouest et du Centre du Fida va pour sa part, présenter les attentes du Fida en matière de gestion financière ainsi que les principales orientations visant à renforcer la performance fiduciaire des projets. L’atelier vise entre autres à harmoniser les pratiques, renforcer les capacités des acteurs, anticiper sur les risques fiduciaires et accélérer l’exécution des projets. Dans son discours d’ouverture de l’atelier, le ministre de l’Agriculture de l’élevage et de la pêche, Gaston Dossouhoui va laisser entendre que « la gestion financière est au cœur de la gouvernance de nos projets et programmes ». Pour lui « elle conditionne la confiance de nos populations, la crédibilité de nos politiques publiques et la solidité de nos partenariats. » Partageant la vision du gouvernement, l’autorité ministérielle fera savoir que la conviction du gouvernement est qu’il n’y a pas de transformation agricole durable sans discipline financière exemplaire. « Performance et intégrité vont de pair » a-t-il indiqué avant de formuler le vœu que les travaux de cet atelier soient un espace d’apprentissage mutuel, de partage d’expériences et d’engagements renouvelés.
Gabin Goubiyi




















