La première édition du Championnat d’Afrique des Nations de Beach Handball s’est achevée en apothéose le lundi 27 avril 2026 à Lomé m, au Togo avec le triomphe remarquable de la sélection féminine béninoise désormais attendue pour porter l’étendard continental au prochain mondial en Croatie.
Le sable fin de la capitale togolaise restera gravé dans les annales du sport béninois comme le théâtre d’une épopée héroïque pour les sélections nationales de beach handball. Pour cette grande première continentale qui s’est tenue du 24 au 27 avril 2026, les Amazones du Bénin ont réalisé un parcours exemplaire marqué par une montée en puissance tactique et mentale impressionnante. Dès l’entame du tournoi, elles ont affiché leurs ambitions en dominant les locales du Togo avec une victoire nette de 2 manches à 0. Malgré un léger revers concédé face au Mali lors de la deuxième journée dans un match extrêmement serré qui s’est décidé au terme d’un shoot out décisif, les pouliches du sélectionneur Léonce Linta ont su se remobiliser immédiatement pour la suite des hostilités. Elles ont pris leur revanche dès le lendemain en infligeant un cinglant 2-0 à ces mêmes Maliennes lors du match retour de groupe. La consécration ultime est intervenue lors de la grande finale le lundi 27 avril où, portées par une détermination sans faille, elles ont renversé le Togo avec un score de 2-1 après avoir pourtant concédé la première manche, s’adjugeant ainsi le titre de championnes d’Afrique pour l’éternité.
Les Guépards au pied du podium africain
Du côté de la sélection masculine, les Guépards du Bénin ont connu une aventure contrastée mais tout aussi riche en enseignements techniques pour cette découverte du haut niveau africain. Après une entrée en matière délicate contre la Tunisie, puissance établie de la discipline sur le continent, les hommes ont su réagir avec panache dès la deuxième journée en dominant la Côte d’Ivoire par 2-0. Leurs confrontations successives contre le Mali se sont révélées être le tournant de leur compétition, avec notamment une victoire précieuse lors de la phase de groupe le 26 avril qui laissait présager un podium. Cependant, la fatigue des enchaînements et la rigueur de la compétition ont pesé lors de la petite finale disputée pour la médaille de bronze. Opposés de nouveau au Mali le 27 avril, les Guépards se sont finalement inclinés 2-1 au bout du suspense, terminant ainsi à la quatrième place du classement général. Ce rang, bien que frustrant pour des compétiteurs de ce calibre, témoigne néanmoins du potentiel réel d’un groupe qui a su faire douter les meilleures nations de la zone pour sa première sortie officielle.
Un bilan encourageant plein d’enseignements
L’analyse globale de cette double participation béninoise souligne une réussite éclatante qui dépasse les attentes initiales pour une première apparition sur la scène internationale de beach handball. Passer du statut de néophyte à celui de champion d’Afrique chez les dames et de demi-finaliste chez les hommes est une performance qui valide les orientations techniques ainsi que les investissements consentis par les autorités sportives. Le défi qui se dresse désormais devant les Amazones est d’une tout autre dimension puisque leur sacre continental leur ouvre grandement les portes du championnat du monde de beach handball, prévu du 23 au 28 juin 2026 Zagreb. Cette qualification historique place le Bénin sur la carte mondiale de la discipline et offre une opportunité unique aux joueuses de se confronter à l’élite globale en Croatie. Le travail de préparation doit désormais s’intensifier pour que le drapeau béninois flotte avec fierté lors de cette échéance mondiale, confirmant que le succès de Lomé n’était que le premier chapitre d’une longue et belle histoire sportive sur le sable international.
Karol B. Sékou (Coll)



















