À l’ouverture des travaux de la deuxième session ordinaire du Conseil communal de 2026, première session de la cinquième mandature de la décentralisation, le maire André Oussou Todjè a appelé à l’unité, à la discipline et à l’engagement collectif pour bâtir un Sô-Ava prospère, résilient et mieux gouverné. Entre vision stratégique et priorités sectorielles, l’édile trace les grandes lignes des cinq prochaines années.
C’est dans une atmosphère solennelle et empreinte d’émotion que le maire André Oussou Todjè a procédé, le 28 avril 2026, à l’ouverture de la deuxième session ordinaire du Conseil communal, marquant ainsi la première session ordinaire de la cinquième mandature. Une étape symbolique qui, selon lui, constitue « le véritable coup d’envoi de notre action collective pour les sept prochaines années ». Surtout avec le port des écharpes aux 24 autres membres du conseil communal par l’édile de la commune. Dès l’entame de son discours, l’autorité communale a salué la maturité politique ayant prévalu au lendemain des élections communales et législatives du 11 janvier. « Les campagnes sont désormais derrière nous. Les rivalités sont éteintes. Les ambitions personnelles ont fait place à une cause collective », a-t-il martelé, invitant les conseillers à dépasser les clivages partisans pour ne servir qu’un seul idéal : le développement harmonieux, inclusif et durable de la commune lacustre. Dans une image forte empruntée au quotidien des populations, le maire a comparé l’action communale à « des rameurs d’une même pirogue affrontant les vagues du lac Nokoué ». Pour lui, l’unité et la solidarité constituent les seules voies vers la prospérité. « Un seul doigt ne peut ramasser une pierre », a-t-il rappelé, insistant sur la nécessité d’une gouvernance concertée et responsable.
Une vision claire à l’horizon 2028
La mandature qui s’ouvre s’appuie sur le Plan de développement communal de quatrième génération (Pdc4), en attente d’approbation au Conseil départemental de concertation et de coordination. La vision affichée est ambitieuse : faire de Sô-Ava, à l’horizon 2028, « une commune bien gouvernée, à économie prospère, dans un environnement sain et résilient aux effets du changement climatique, et où les potentialités halieutiques, agricoles et touristiques sont mieux valorisées ».
Pour concrétiser cette ambition, André Todjè a insisté sur un levier central : la mobilisation accrue des ressources propres. « Performance et discipline doivent guider notre action », a-t-il souligné, appelant les élus à une implication totale dans les débats et à une assiduité irréprochable. « Chaque minute de retard est une minute de service public perdue. Chaque absence injustifiée est un déni de démocratie. »
Des priorités sectorielles affirmées
Le maire a, par ailleurs, exprimé sa gratitude au gouvernement du président Patrice Talon pour les chantiers engagés dans la commune, tout en rendant hommage aux forces vives locales : police républicaine, personnel de santé, acteurs du monde éducatif, services des eaux et forêts, organisations non gouvernementales et associations locales. La sécurité des axes fluviaux, la lutte contre la délinquance et les violences basées sur le genre, le renforcement des infrastructures sanitaires – notamment la mise en service de la maternité de Dékanmey et la construction de la maison de santé de Ganvié 1, figurent parmi les priorités. Dans le domaine éducatif, l’accent sera mis sur la construction de salles de classe, la lutte contre l’abandon scolaire, surtout chez les jeunes filles, et l’amélioration de l’accessibilité en période de crue. La promotion de la pisciculture, la lutte contre les engins de pêche prohibés et la protection des mangroves s’inscrivent également au cœur des engagements environnementaux et économiques. Enfin, le maire a rappelé l’obligation du fonctionnement régulier des organes infra-communaux, gage d’une démocratie participative vivante et efficace.
Gabin Goubiyi




















